jeudi 19 avril 2007

Madrid: Communiqué de presse du comité local de campagne


MADRID, 18 AVRIL 2007



ESPAÑOL:


En los próximos días, los franceses residentes en España tendrán que elegir el destino de Francia para los cinco próximos años. Esta elección es más que nunca fundamental, porque los desafíos son grandes para nuestro país. Será la ocasión de elegir un tipo de sociedad antes que a una persona, de expresar una visión de Francia, un Deseo de Futuro.

Hoy en día, muchos franceses dudan, se resignan o están indignados. Los gobiernos de derechas han agravado la crisis profunda que mina la sociedad francesa: han aumentado las desigualdades sociales, cada día más visibles, acumulado el déficit público y social, entorpecido la competitividad económica, abandonado toda política industrial digna de ese nombre, menospreciado el diálogo social y empobrecido el prestigio cultural de Francia y su presencia en el extranjero.

Estamos a tiempo de actuar para que esto cambie. La izquierda de gobierno (PRG, MRC) se ha unido a la candidatura de Ségolène Royal, designada por el Partido Socialista, para ganar la elección presidencial y poner un punto y final a 12 años de presidencia de derechas que ha llevado a Francia a la situación económica, social y humana en la que se encuentra.

El Pacto Presidencial de Ségolène Royal está basado en la escucha de cientos de miles de ciudadanos, francesas y franceses, que se reunieron en los Debates Participativos. Este pacto tiene por ambición poner en marcha la sociedad y hacer que Francia se recupere, que se vuelva a encontrar consigo misma y acometa el verdadero cambio que hoy es urgente realizar. Propone a cada ciudadano participar en este proyecto de futuro, y quiere dar a todos la oportunidad de tener una vida plena. Pretende volver a dar confianza involucrando a todos los ciudadanos para que contribuyan a esta revolución democrática, bajo el principio de que a cada derecho corresponde un deber.

Nosotros, franceses que vivimos en España, conocemos muy bien esta derecha que pretende gobernar con Sarkozy: es la derecha del Partido Popular, verdadera referencia para Sarkozy, que recientemente recordó en Madrid, su admiración hacia Aznar y su apoyo incondicional a Rajoy. La derecha “nueva y sin complejos” de Sarkozy es una derecha radical y ultra-liberal, una derecha autoritaria y reaccionaria, que tiende la mano a la extrema derecha. Representa un peligro para la democracia y los principios de la República.

Hoy, Ségolène Royal representa la única defensa eficaz contra esta derecha y la verdadera ruptura con la política llevada a cabo desde hace cinco años. Su Pacto Presidencial demuestra la voluntad de hacer política de otra manera. Representa un nuevo soplo democrático para el país. Propone una Presidencia de la República basada en el principio de responsabilidad y de respeto a unas instituciones profundamente renovadas. Ségolène Royal aspira a ser la Presidenta de todos los franceses. Aglutina las distintas generaciones y quiere reforzar la cohesión social. Se opone firmemente a enfrentar entre sí a los franceses como lo hacen, con fines electoralistas, sus adversarios. Representa un nuevo socialismo dispuesto a encarar los desafíos del mundo moderno.



FRANCÉS :

Dans quelques jours, les français résidents en Espagne seront appelés à choisir le destin de la France pour les cinq prochaines années. Ce choix est plus que jamais d’une importance capitale, tant les défis à relever sont grands pour notre pays. Bien plus qu’un choix de personne, ce sera avant tout l’occasion pour vous d’exprimer un choix de société, une vision pour la France, un Désir d’Avenir.

Aujourd’hui, beaucoup de Français doutent, se résignent ou sont en colère. Les gouvernements de droite ont aggravé la crise profonde qui mine notre société : ils ont augmenté les inégalités sociales, de plus en plus visibles, accumulé les déficits publics et sociaux, handicapé la compétitivité de l’économie, abandonné toute politique industrielle digne de ce nom, méprisé le dialogue social et terni le rayonnement culturel de la France et la présence de la France à l’étranger.
Il est temps d’agir pour que cela change. La gauche de gouvernement (PRG, MRC) s’est réunie autour Ségolène Royal, candidate désignée par le Parti Socialiste, pour gagner cette Élection Présidentielle et mettre un terme à 12 ans de présidence de droite qui ont mené la France dans la situation économique, sociale et humaine où elle se trouve.

Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal est fondé sur l’écoute de centaines de milliers de Françaises et de Français lors des Débats Participatifs. Ce pacte a pour ambition de remettre la société en mouvement et faire que la France se redresse, que chacun l’aime, se retrouve en elle et accomplisse le vrai changement qu’il est aujourd’hui urgent de réaliser. Il propose à chacun de participer à cet avenir, et veut donner à chacun la chance de réussir dans sa vie. Il veut refonder la confiance en engageant chacun à contribuer à cette révolution démocratique, sur le principe qu’à chaque droit correspond un devoir.

Nous, Français qui vivons en Espagne, nous connaissons très bien cette droite qui prétend vouloir nous gouverner avec Sarkozy : c’est la droite qu’incarne ici le Parti Populaire, véritable référence pour Sarkozy qui a récemment rappelé à Madrid son amitié, son admiration envers Aznar et son soutien sans faille à Rajoy. La droite « nouvelle et décomplexée » de Sarkozy est une Droite radicale et ultra-libérale, une droite autoritaire et réactionnaire, qui tend la main à l’extrême droite et représente un danger pour la démocratie et les principes de la République.

Aujourd’hui, seule Ségolène Royal incarne un rempart contre cette droite et une vraie rupture avec la politique menée depuis cinq ans. Son Pacte Présidentiel démontre sa volonté de faire de la politique autrement. Elle incarne un nouveau souffle démocratique pour le pays. Elle propose une Présidence de la République fondée sur le principe de responsabilité et dans le respect des institutions profondément renouvelées. Ségolène Royal aspire à devenir la Présidente de tous les Français. Elle rassemble les générations et veut renforcer la cohésion sociale. Elle se refuse à opposer les Français entre eux comme le font, à des fins clientélistes, ses adversaires. Elle incarne un nouveau socialisme prêt à relever les défis du monde moderne.

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mercredi 18 avril 2007

SARKOZY : LA DEBANDADE DE FIN DE CAMPAGNE

Sarkozy : la débandade des fins de campagne

Nicolas Sarkozy vient d'annoncer à TV5Monde qu'il s'engageait pour la gratuité totale des frais de scolarité à l'étranger.

La gratuité de la scolarité à l'étranger est certes un objectif à long terme, et nous avons toujours défendu, dans ce domaine comme dans tous ceux qui concernent la vie des Français à l'étranger, l'égalité de leurs droits. Cependant plusieurs facteurs doivent être pris en considération.

Outre que les 430 établissements français à l'étranger relèvent des lois locales, ils ne scolarisent que 60000 enfants français sur l'ensemble de leurs 250000 élèves. Les autres continueront-ils à payer ? Comment éviter, en tout cas à l'intérieur de l'Union, l'accusation de discrimination ? Ceux des Français de l'étranger qui ne payent pas leurs impôts en France auront-ils droit à la gratuité de l'enseignement ? La gratuité s'appliquera-t-elle à tous les cycles d'enseignement, ou seulement aux classes de lycées, ce que proposaient jusqu'ici Nicolas Sarkozy et l'UMP (voir sa Lettre aux Français de l'étranger) ?
Et après tout, pourquoi Nicolas Sarkozy ne promet-il pas la gratuité des soins aux Français de l'étranger, ce qui est au moins aussi important ?

Nous assistons clairement à une débandade de fin de campagne ratée. Nicolas Sarkozy sent qu'il est en train de perdre, y compris dans l'opinion des Français de l'étranger : le voilà prêt à faire toutes les promesses démagogiques possibles, y compris celles qu'il ne peut pas tenir. Car cette mesure n'est pas finançable. Son coût serait de l'ordre de 900 millions d'euros, une somme que le ministère des Affaires étrangères est incapable d'obtenir de Bercy, notre expérience étant que toute mesure de plus de 100 millions d'euros est refusée...

C'est pourquoi Ségolène Royal a proposé il y a plus de six mois, dans le cadre des débats participatifs, une autre politique : augmenter considérablement le nombre de bourses aux élèves français, en les faisant passer de 17000 à 40000, de manière à ce qu'aucun enfant français ne puisse être exclus de l'école française pour des raisons financières. Le coût de cette mesure serait de 50 millions d'euros sur 5 ans, ce qui est acceptable dans le cadre des équilibres budgétaires.

Les Français de l'étranger choisiront : la démagogie débridée ou le sérieux réfléchi !

Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung
Sénateurs des Français établis hors de France
Pierre-Yves Le Borgn
Premier Secrétaire de la Fédération des Français à l'étranger du PS

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samedi 14 avril 2007

L'APPEL A VOTER SÉGOLÈNE DE LA SECTION DE MADRID

Chers compatriotes,

Dans quelques semaines, vous serez appelés à choisir le destin de la France pour les cinq prochaines années. Ce choix est plus que jamais d’une importance capitale, tant les défis à relever sont grands pour notre pays. Bien plus qu’un choix de personne, l’Élection Présidentielle sera avant tout l’occasion pour vous d’exprimer un choix de société, une vision pour la France, un Désir d’Avenir.

Aujourd’hui, beaucoup de Français doutent, se résignent ou sont en colère. Les gouvernements de droite ont aggravé la crise profonde qui mine notre société : ils ont augmenté les inégalités sociales, accumulé les déficits publics, handicapé la compétitivité de l’économie, abandonné toute politique industrielle, méprisé le dialogue social, terni le rayonnement diplomatique et culturel de la France et affaibli sa présence à l’étranger. Il est temps d’agir pour que cela change !

La gauche de gouvernement (PRG, MRC) s’est réunie autour Ségolène Royal, candidate désignée par le Parti Socialiste, pour gagner cette Élection Présidentielle et mettre un terme à 12 ans de présidence de droite qui ont conduit notre pays à la situation économique, sociale et humaine où il se trouve. Ensemble, le 22 avril et le 6 mai prochains, nous aurons la possibilité de voter pour qu’enfin se produise le vrai changement dont la France à besoin.

Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal est fondé sur l’écoute de centaines de milliers de Françaises et de Français lors des Débats Participatifs. Il a pour ambition de remettre la société en mouvement et faire que la France se redresse, que chacun se retrouve en elle et accomplisse le vrai changement qu’il est aujourd’hui urgent de réaliser.
Il propose à chacun de participer à cet avenir, et veut donner à chacun la chance de réussir dans sa vie. La France a les moyens de reprendre en main son destin, de se relever : elle a les ressources, les atouts, les talents nécessaires pour se renouveler, pour s’adapter et faire face aux défis du monde d’aujourd’hui.

Nous, Français qui vivons en Espagne, nous connaissons très bien cette droite qui prétend vouloir nous gouverner avec Nicolas Sarkozy : c’est la Droite du Parti Populaire, véritable référence pour Sarkozy qui a récemment rappelé à Madrid son amitié, son admiration envers José María Aznar et son soutien sans faille à Mariano Rajoy.
La droite « nouvelle et décomplexée » de Sarkozy est une droite radicale et ultralibérale, une droite dure, intolérante, intransigeante et fermée au dialogue, qui tend la main à l’extrême droite et représente un danger pour la démocratie et les principes de la République.

Sarkozy gouverne depuis 2002, en tant que numéro 2 de tous les gouvernements de droite. Ministre du Budget, il a été le champion de l’accroissement de la dette et des déficits publics, de l’inflation et de la baisse du pouvoir d’achat. Sous son règne au Ministère de l’Intérieur, le nombre de violences faites aux personnes s’est envolé, et la tension dans les cités s’est accrue, conduisant la France aux pires émeutes urbaines de toute la Vème République.
Ce que Sarkozy et la droite nous lèguent aujourd’hui, c’est une France affaiblie, plus crispée et plus divisée que jamais. Comment ose-t-il se présenter devant les Français et promettre d’accomplir demain ce qu’il fut incapable de réaliser hier alors qu’il était au pouvoir ?

Il faut reprendre l’initiative et refuser une société émiettée où tout dresserait les Français les uns contre les autres, en proie à des tensions et des conflits permanents, comme nous le vivons aujourd’hui en Espagne.

Face à Sarkozy, les médias nous présentent François Bayrou comme une alternative crédible. Ne vous laissez pas abuser ! Bayrou a accompli toute sa carrière à droite, a été ministre de gouvernements de droite et dirige un parti dont les élus travaillent partout avec l’UMP de Sarkozy, dans les régions, les départements et les municipalités. Bayrou construit sa candidature sur un prétendu « ni droite - ni gauche » : c’est un mensonge politique et une illusion institutionnelle.
La France et la démocratie ont besoin de choix clairs.
Le centre que représente le candidat de l’UDF n’est pas neutre dans notre pays. Il est enraciné à droite, tant dans son assise électorale que dans ses actes et son idéologie, et le faible programme qu’il propose est en tout point compatible avec celui de Sarkozy, dont il dépendrait pour gouverner.

Seule Ségolène Royal incarne aujourd’hui un rempart contre cette droite et une vraie rupture avec la politique menée depuis cinq ans. Son Pacte Présidentiel démontre sa volonté de faire de la politique autrement. Ségolène Royal sera la Présidente de tous les Français. Elle rassemblera les générations afin de renforcer la cohésion sociale. Elle incarne un nouveau souffle démocratique pour le pays, un socialisme nouveau prêt à relever tous les défis du monde moderne, prêt à s’attaquer aux problèmes de la mondialisation et à répondre d’urgence aux problèmes du réchauffement de la planète et de la protection de l’environnement.

Pour nous, Français de l’étranger, Ségolène Royal c’est aussi la promesse d’une plus grande considération, avec entre autres une protection sociale minimale garantie partout, une présence renforcée de l’État dans les établissements AEFE, une réduction progressive de 50% du montant à charge des parents pour les frais de scolarité et une augmentation des moyens alloués à l’enseignement bilingue. Pour nous, Ségolène c’est aussi à l’avenir une meilleure représentation au sein de la Nation avec l’élection de députés représentant les Français de l’étranger dès les élections législatives de 2012.

Chers compatriotes, nous avons besoin de vous pour réaliser ce projet d’avenir. En soutenant Ségolène Royal lors de l’Élection Présidentielle du 22 avril et 6 mai prochain, en soutenant le Parti Socialiste aux élections législatives du 10 et 17 juin, et en participant aux élections municipales espagnoles où nous avons le droit de vote, les forces de gauche de France et d’Espagne pourront se mettre au travail pour que dans nos deux pays et dans toute l’Europe se construise une société plus juste et plus solidaire, pour un monde de paix, de liberté, d’égalité et de fraternité.


Section du PS de Madrid

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LA PROFESSION DE FOI DE SÉGOLÈNE ROYAL

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes,

Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.

La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.

Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.

Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.

Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.

La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.

Vive la République,

Vive la France.


Ségolène Royal

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vendredi 13 avril 2007

LA RÉACTION DE SÉGOLÈNE ROYAL FACE À LA SITUATION DU DARFOUR

Ségolène Royal demande à la France de réagir à la situation au Darfour.

"Personne ne pourra dire: « on ne savait pas ». Personne ne pourra dire: « on n'a pas vu venir, on a été pris au dépourvu ». Il est temps qu'une voix s'élève pour briser le silence, ce silence d'indifférence et de honte et cette voix, je veux que ce soit la nôtre", estime Ségolène Royal s'indignant des "250.000 morts et plus de deux millions et demi de réfugiés et de personnes déplacées" au Darfour, "des souffrances sans nom, sans nombre".

"Je demande solennellement au président de la République d'élever plus fortement la voix de la France pour peser sur les décisions, pour obtenir des corridors humanitaires pour permettre d'accéder aux populations en détresse. Je demande, et je plaide, pour la protection des personnes déplacées et pour la lutte contre l'impunité".

"La France de la liberté, de l'égalité, de la fraternité ne peut pas se taire plus longtemps par rapport à ce drame! Elle doit intervenir. Quand j'entends le porte-parole de l'Elysée dire que la France travaille à d'éventuelles nouvelles mesures, alors je le dis, cela n'est pas suffisant. Il faut accélérer les choses".

A cet égard, elle a "salué au nom de la France la récente décision de la Cour pénale internationale de lancer ses premières inculpations contre les responsables des actes de barbarie au Darfour". "Il y a là en effet une situation qui heurte la conscience universelle et la France doit être au premier rang, la France de la Révolution française".

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LA LETTRE AUX GRANDS PARENTS DE SÉGOLÈNE ROYAL

Chère Madame, Cher Monsieur,

Je m’adresse à vous parce que je vous porte une attention et un respect particuliers, à vous qui avez transmis et transmettez encore en ce moment à vos enfants et vos petits-enfants les trésors d’énergie, d’intelligence et de solidarité qui font la France d’aujourd’hui, tout simplement.

Je vous écris avec gravité, car j’ai pour notre pays, et pour notre peuple, un attachement profond que je veux partager avec vous.

Durant de nombreux mois, j’ai entendu vos désirs d’avenir, vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs, pour vous et les vôtres, pour vos enfants, vos petits-enfants et même vos arrière-petits-enfants !

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de votre soutien et de votre engagement. C’est vous qui transmettez à vos descendants le sens de la responsabilité et de l’effort. C’est vous qui animez les familles qui sont au cœur du pacte présidentiel que je propose à la France.

Je ne peux m’adresser à vous sans aborder un sujet grave : celui de vos retraites d’aujourd’hui et de demain. Malheureusement, l’actuelle majorité a créé dans ce domaine une véritable bombe à retardement. Progressivement, par des mécanismes complexes et peu visibles, vos retraites diminuent et votre pouvoir d’achat est rogné.

Je n’accepte pas, pour ma part, que la qualité et même la dignité de la vie des plus anciens soit menacée par des politiques imprévoyantes. Il faut garantir le financement des retraites d’une manière beaucoup plus solide, et nous interdire la pauvreté de nos aînés : elle serait indigne de la France.

C’est un enjeu de civilisation. Travailler plus pour gagner plus est une phrase creuse pour ceux qui, comme vous, ne travaillent plus aujourd’hui en raison de leur âge. C’est, en réalité, le paravent du chacun pour soi et de la loi du plus fort. Dans ce modèle de société, les anciens sont toujours sacrifiés. Ce n’est pas ce que nous voulons pour la France.

L’ordre juste, au contraire, c’est le règne du gagnant-gagnant, du donnant-donnant. Vous avez donné votre travail et votre vie active pour votre pays et vos enfants, nous vous devons, aujourd’hui, une certaine qualité et, je le répète, une certaine dignité de vie.

Ces principes fondamentaux devront se traduire par des mesures concrètes : la revalorisation des retraites les plus modestes, mais aussi des pensions de reversion. La création d’un véritable service public de la dépendance pour que cette épreuve devienne, pour ceux qui la subissent, un temps de vie véritable et de relations maintenues avec les proches plutôt que celui de l’exclusion liée à l’âge. Tout cela est possible. Nos voisins européens le mettent déjà en œuvre. Nous n’avons que trop tardé.

La qualité de vie, pour vous comme pour tous les Français, cela signifie aussi être fermes avec ceux qui ne respectent pas les règles et s’attaquent, évidemment, aux plus faibles ! Il faudra donc créer une police de quartier qui s’appuiera sur l’expérience de la police de proximité supprimée depuis 2002. Chacun doit être conscient que ses droits sont inséparables de ses devoirs. Etre en sécurité chez vous est un « service minimum » que la République vous doit.

Mais ce que la France vous doit, surtout, c’est l’engagement à faire en sorte que les générations futures vivront au moins aussi bien et, qui sait, mieux encore que vous-mêmes. C’est aussi à cela que je m’engage, en mettant la famille, l’éducation, le travail et l’écologie au cœur de mon pacte présidentiel.

Les jeunes de vos familles ont droit à une éducation de qualité. Ils ont droit, aussi, à acquérir une expérience dans le monde du travail de manière systématique, grâce aux emplois tremplins et aux contrats première chance. Ces deux mesures permettront aux entreprises de les embaucher au lieu d’exiger systématiquement, comme c’est le cas aujourd’hui, plusieurs années d’expérience, de manière absurde : comment commencer à travailler dans ce cas !

Les générations futures ont le droit, aussi, d’hériter d’une planète préservée. Au niveau de notre pays, beaucoup peut être fait, comme l’interdiction des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) en plein champ ou le développement des énergies renouvelables. C’est en étant écologiquement irréprochables dans le cadre national que nous pourrons être exigeants au niveau international.

Tout cela est possible. Par la confiance, l’avenir devient réalité. Le pire n’est jamais sûr, et l’angoisse ou la peur doivent moins compter, dans nos choix, que la volonté et l’espoir. Face à la crise que nous connaissons, la France a besoin de calme, non de nervosité. De sagesse, non d’impatience. D’unité, non de division. D’autorité, non de brutalité.

Aujourd’hui, je veux en appeler à votre mémoire, vous qui avez aussi connu des heures sombres de l’histoire de notre pays, et vous demander : quand la France a été tentée par la peur, le repli sur elle-même et l’autoritarisme, est-ce qu’elle ne s’est pas toujours condamnée à l’impuissance et au malheur ?

Au contraire, quand notre pays s’est tourné vers l’avenir, est-ce qu’il n’a pas toujours donné le meilleur de lui-même pour devenir plus grand et plus fort ? Donnons-lui, donnez-vous à nouveau cette chance aujourd’hui !

C’est sur vous que repose la responsabilité très lourde de choisir le futur du pays pour vos enfants, non pas seulement pour cinq ou dix années, mais pour une période beaucoup plus longue, parce que les projets de civilisation qui vous sont proposés sont totalement différents.

Vous pouvez compter sur moi pour bâtir l’avenir en m’assurant de la participation de tous, c’est-à-dire de vous-mêmes et des vôtres. L’avenir du Peuple Souverain, c’est-à-dire de cette France Présidente que j’appelle de mes vœux. Une France riche d’avenir et de chances pour vous et ceux qui vous sont chers.

Je compte aussi sur vous.

Ségolène Royal

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jeudi 12 avril 2007

LETTRE AUX FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER

Paris, le 9 avril 2007

Mes chères et chers compatriotes,

La France est à un tournant de sa vie politique. Les 22 avril et 6 mai prochains, vous choisirez le ou la Présidente de la République.

Vivant à l’étranger, vous percevez mieux que quiconque l’importance que revêt aux yeux du monde l’élection présidentielle française de 2007. Ce n’est pas seulement parce que l’image de la France est en jeu, mais parce que, vous le savez, de son image dépend sa capacité à agir.

Cette élection revêt une importance toute particulière pour ceux qui, comme vous, sont éloignés de leur pays pour des raisons personnelles ou professionnelles. C’est pourquoi j’ai décidé de m’adresser à vous, grâce aux adresses électroniques que vous avez communiquées lors de vos démarches consulaires récentes. Elles ont été transmises, avec la liste des électeurs, à tous les candidats. Je ne le ferai qu’une fois avant le premier tour, et une fois entre les deux tours. Ensuite je demanderai à mon équipe de campagne la destruction de cette base de données.

Vous le savez, le rayonnement de notre pays a été écorné par la présence du Front National au second tour de la présidentielle de 2002. Il a pâti de l’échec du référendum européen de 2005.


Pour autant je refuse l’idéologie du déclin dont nous abreuvent certains prophètes de mauvais aloi. Je crois en une morale de l’action et en la force de la volonté politique pour relancer la dynamique économique, sociale, culturelle de notre pays, pour répondre à l’urgence écologique, pour redéfinir les rapports Nord-Sud, la solidarité internationale, et le rôle de la France en Europe et dans le monde.

Vous êtes l’exemple de l’énergie et du dynamisme dont sait faire preuve notre pays. Vous avez fait un choix courageux, celui de l’expatriation. Votre présence à l’étranger est une chance et une richesse pour chacun. Contrairement à ceux qui ne s’intéressent qu’aux conditions de votre retour, je souhaite que la France s’occupe de vous pendant votre séjour outre-frontières. Or depuis cinq ans, force est de constater que le réseau consulaire français recule. Des consulats ont été supprimés, de même que de nombreux centres et instituts culturels, l’aide sociale consulaire a diminué. Notre action culturelle et notre audiovisuel extérieur sont affaiblis par des dispositifs incohérents, leurs moyens ont été rognés. La France doit renouer avec la volonté de faire entendre sa voix dans le concert des nations. Cette voix de la francophonie que je souhaite porter et amplifier, pour défendre partout dans le monde nos valeurs : la fraternité, la démocratie et la paix.

Je m’engage donc pour renforcer le rayonnement de la France à l’étranger par une politique de partage, d’aide et de soutien. Comme l’éducation est au cœur de mon projet, c’est à l’éducation que je pense d’abord : je veux renforcer les établissements scolaires français à l’étranger, notamment en augmentant le nombre de bourses pour les enfants qui y sont scolarisés et en diminuant de moitié d’ici à 2012 les coûts de scolarité à la charge des familles. Je veux aussi mettre en place une protection sociale minimale pour tous les Français de l’étranger. Je veux enfin qu’une nouvelle impulsion soit donnée à notre politique culturelle à l’extérieur, car le rayonnement de notre pays passe par la valorisation de notre formidable création, dans toute sa diversité, et par la promotion de notre langue. Enfin dans le cadre de la réforme des institutions et de l’instauration d’une 6e République, je m’engage pour que les Français à l’étranger soient représentés par des députés à l’Assemblée nationale.

Nous avons connu trop d’occasions manquées : je veux que cette élection présidentielle soit utile à la France. La France est forte quand elle est solidaire, elle est belle quand elle est diverse, elle est écoutée quand elle est respectée. Mes chers compatriotes, la France que je vous propose de bâtir ensemble, c’est une France plus juste et plus forte, qui retrouve sa place en Europe et dans le monde. C’est l’objectif de mon Pacte Présidentiel, et c’est l’engagement que je prends aujourd’hui devant vous. Dès le 22 avril, ensemble, faisons gagner la France.

Vive la République ! Vive la France !


Ségolène Royal


Pour consulter l’ensemble des propositions de Ségolène Royal cliquez sur le titre et rendez vous à http://www.ffe-ps.org/

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LA SECURITÉ SOCIALE DOIT ÊTRE PRÉSERVÉE

Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle “dangereux” et “brutal“.

“On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l’égalité d’accès a la santé.La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée“.

Ségolène Royal souhaite lutter “contre les tentations de privatisation” qui “feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale“.

Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.

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mardi 3 avril 2007

Miguel Sébastián con Ségolène Royal en Paris. Candidato del PSOE al Alcadiá de Madrid







Este post, le hemos enviado a Destin y turbulences y a PS Madrid.

Me acaban de enviar desde Paris estas fotos. Ayer os hable del viage de Miguel Sebastián candidato al Alcadía de Madrid por el PSOE.

Cuando tengo mas información sobre el encuentro os lo comnicaré, de momento disfrutar con las fotos, que en ellas reconozco a Valérie nuestra responsable para Madrid del comité de campaña de Ségolène Royal.

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lundi 2 avril 2007

Viaje de Miguel Sebastián en Paris

Viaje de Miguel Sebastián a París

El candidato socialista a la Alcadía de Madrid, Miguel Sebastián se encuentra en Paris para dos dias.

Hoy lunes


  • Miguel Sebastián ha estado en la sede del partido socialista frances, rue de Solférino, donde realizo distintos encuentros con los reponsables ahi presentes del PS frances.



  • A la salida en las rivas del sena hablo de "la futura playa de Madrid"

El candidato socialista a la Alcaldía, Miguel Sebastián, se compromete a crear una playa en la ribera del Manzanares, similar a la de París.

Sebastián, que recorrió hoy el entorno del Sena, detalló que se reservará espacio para la práctica deportiva y actividades de ocio.



Mañana martes:

  • Miguel Sebastián sera recibido mañana por el alcalde de París, Beltrand Delanoë, durante la reunión que mantendrán en el Ayuntamiento de la capital francesa. Durante esta reunión se tratara entre otros del tema de la "playa de Paris", organización, financiación.


  • Después, el candidato se entrevistará con Ségolène Royal, la candidata del Partido Socialista a la Presidencia de Francia.


  • Antes de regresar a Madrid, celebrará también un encuentro con los madrileños residentes en París.

Durante toda la estancia esta acompañado por la responsable en Madrid del comite de campaña de Ségolène Royal, Valérie Parra.


París, 2 de abril.- El candidato del PSOE a la Alcaldía de Madrid, Miguel Sebastián, quiere cubrir la ribera del Manzanares de arena y lograr así que Madrid tenga por fin playa, según anunció hoy a orillas del Sena en la primera jornada de su visita oficial a París. Sebastián paseó por la zona en la que desde hace seis años la famosa playa parisina toma el asfalto cada verano, donde hizo público su compromiso “para ofrecer una propuesta de ocio estival a los madrileños que no tienen posibilidad de disfrutar de su descanso en la costa” y reconoció que la idea “está tomada del ejemplo francés que, además, se ha demostrado como un excelente atractivo turístico”.

El proyecto del candidato socialista permitiría habilitar una playa de hasta cuatro kilómetros de “litoral”, aunque “la iniciativa se efectuaría en fases, de manera que se empezaría por un kilómetro y se extendería en función de la respuesta de los madrileños”. El espacio, según detalló el candidato, dispondrá de sombrillas y tumbonas, además de zonas para la práctica de voley playa, piscina para niños, oferta de actividades como tai chi y un puesto de préstamo de libros para que los usuarios puedan leer mientras toman el sol, entre otros atractivos. Además, después del atardecer, se mantendrá la posibilidad de disfrutar de la playa con actividades culturales, “como un concierto de jazz, por ejemplo”. La financiación de la playa sería similar a la de París, utilizada por cuatro millones de personas el último verano. En el caso francés, transformar la “orilla” del Sena, cuesta 1,5 millones que se sufragan con la participación de patrocinadores.


OFICINA DE PRENSA
Ferraz, 70. 28008 Madrid. Teléfono: 91 582 06 11/ 05 22. Telefax 91 582 06 75. E-mail: prensasebastian@psoe.es

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URGENCE ECOLOGIQUE ET URGENCE SOCIALE

DEUX DÉFIS INDISSIOCIABLES

L’humanité en danger

• Changement climatique, érosion de la biodiversité, dangers sanitaires, le constat est unanime : les dégradations causées par l’action de l’homme sur l’environnement s’accélèrent et se cumulent au point de poser à très court terme la question de la survie même de notre civilisation.

• La question écologique est structurante pour notre projet et nous conduit à proposer un autre modèle de société. L’urgence écologique est une urgence sociale, car ce sont toujours les plus démunis qui sont les premiers à souffrir des dégradations de l’environnement, au niveau mondial comme à l’intérieur de nos frontières.


L’excellence environnementale avec Ségolène Royal c'est : 

• Il n’y aura de réelles avancées écologiques que sur la base de régulations publiques fortes, que ce soit dans les domaines de l’énergie, de l’habitat, des transports (développement du ferroutage et des transports collectifs) ou de l’urbanisme.

• Deux chantiers prioritaires, créateurs d’emplois, sont devant nous : préparer l’après pétrole et lutter contre le changement climatique, restaurer la sécurité sanitaire et alimentaire et rétablir les équilibres écologiques.

• Pour y parvenir, Ségolène Royal et les socialistes proposent notamment : une nouvelle politique de l’énergie :

économies d’énergies, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables (qui devront atteindre 15 % de la production totale d’énergie d’ici 2012 et 20 % d’ici 2020) ;
isolation de 400 000 logements anciens
par an (40 % de l’énergie utilisée y étant perdue) et montée en puissance de l’éco-construction avec incitations fiscales, afin qu’en 2010 toutes les constructions soient écologiques ;
– augmentation de la part des énergies renouvelables avec un objectif de 20 % de la production primaire d’énergie en 2020 ;
– taxation du kérosène dans les transports de fret et des supers profits pétroliers.

• Une action résolue contre la pollution et pour la protection des milieux naturels :

– réforme de la fiscalité écologique, dès le début de la mandature, pour intégrer dans le prix des produits leur impact sur l’environnement ;
– programme national de réduction de l’usage des pesticides ;
moratoire sur la culture des OGM en plein champ ;
– mise en place d’un réseau écologique national pour donner une cohérence à la gestion de la biodiversité sur l’ensemble du territoire ;
– promotion d’une organisation mondiale de l’environnement en charge notamment de la protection de la biodiversité et de la mise en œuvre du protocole de Kyoto.

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dimanche 1 avril 2007

LA TVA "SOCIALE" DE MR SARKOZY ?

UN IMPÔT ANTI-SOCIAL!

À l’occasion de la parution de son livre « Ensemble », Nicolas Sarkozy propose d’expérimenter la « TVA sociale ».

Son projet fiscal est désormais complet et connu : il compile les idées les plus injustes et les plus improductives. La « TVA sociale » n’a de social que le nom. En réalité, elle serait :

socialement injuste, car elle ferait payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises au moyen d’une contribution proportionnelle ;

économiquement dangereuse, car elle réduirait le pouvoir d’achat des ménages, freinant dès lors la consommation, moteur essentiel de la croissance en France.

Nicolas Sarkozy propose donc aux consommateurs de payer les impôts de leurs employeurs au prétexte de la préservation de leur propre emploi : voici une bien curieuse conception de la réhabilitation du travail !

Cette proposition est d’autant plus provocante qu’elle suit celle de l’abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% - ce qui équivaudrait quasiment à supprimer l’ISF.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à cette proposition, révélatrice du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

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mardi 27 mars 2007

A PROPOS DE LA CULTURE

Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment rendu hommage au rôle des intermittents et énoncé ces 10 propositions pour la culture.

10 propositions pour la culture

1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.

2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.

3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.

4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.

5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.

6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.

7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.

8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.

9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.

Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.

10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.

CLIQUEZ SUR LE TITRE POUR VOIR LE DISCOURS DE SÉGOLÈNE ROYAL

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lundi 26 mars 2007

LA RECHERCHE, UNE PRIORITÉ ABSOLUE

Notre pays accuse un grave retard dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Ce retard est flagrant au regard des États-Unis ou du Japon, et ce dans un contexte où des pays comme l’Inde, la Chine ou le Brésil émergent déjà. La politique menée, depuis 5 années par les gouvernements de droite a laissé à l’abandon ces deux domaines alors que l’enseignement supérieur incarne plus que jamais, le présent et l’avenir, la jeunesse et les progrès de la connaissance.

Ainsi, pour la première fois en un quart de siècle, la dépense consacrée au supérieur a diminué de 1 % chaque année. En 2004,la nation a dépensé en moyenne et par étudiant, le même montant qu’en l’an 2000. Et que dire de la recherche publique qui en 2004 a dû faire face à une pénurie de moyens, sans évoquer l’absence de perspective pour les jeunes doctorants.

Notre pays souffre d’une crise de l’attractivité des métiers scientifiques. L’ampleur du taux d’échec en premier cycle licence et notamment lors des deux premières années génère un gâchis social et humain inacceptable. L’avenir de nos futurs chercheurs n’étant pas préparé, les disciplines scientifiques sont menacées.
Ce bilan est celui de la droite au pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy, qui a soutenu en tant que Président de l’UMP et ministre du gouvernement Villepin, le Pacte pour la recherche, récemment adopté, sans enthousiasme, et surtout sans l’assentiment du monde de la recherche. Ce Pacte préconise une démarche tatillonne et centralisée en matière de recherche. Il ne prévoit aucun rapprochement pourtant indispensable entre organismes de recherche et enseignement supérieur. Il risque d’asphyxier à terme les organismes publics de la recherche et donc pour une bonne part la recherche fondamentale. Il nous éloigne quotidiennement de l’objectif de 3 % du PIB, qui devrait être consacré à la recherche et l’innovation pour faire face aux défis, économiques sociaux, mais aussi culturels et humains de demain.

Les propositions des socialistes :

Ségolène Royal considère que la recherche et la formation supérieure représentent une priorité politique et budgétaire absolue :


• pour redonner confiance au pays, et à sa jeunesse ;
• pour relancer l’économie, l’investissement, et la croissance ;
• pour arrimer la France au progrès, à la connaissance, au rayonnement intellectuel.


Elle préconise une progression de l’ordre de 10 % par an, dans les cinq années à venir des moyens publics accordés à la recherche, à l’innovation. Elle propose en outre que sur les 68 milliards d’euros annuels d’aides aux entreprises, 15 % de l’enveloppe soient orientés vers la recherche-développement, au lieu de 5 % seulement aujourd’hui.
Elle veut qu’une loi de programmation soit adoptée au plus vite pour permettre aux universités de retrouver les moyens et les objectifs de l’excellence.
En cinq ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Le renforcement de l’autonomie des universités s’exercera dans le cadre national. Un soin particulier sera accordé à l’amélioration de la condition étudiante, aujourd’hui facteur d’injustices. Le recul du taux d’échec en premier cycle sera recherché, pour des raisons sociales mais aussi d’efficacité économique.

Ségolène Royal s’engage par ailleurs à :

• instaurer un service public d’orientation pour que les jeunes s’informent pleinement des débouchés offerts par les différentes filières.
• créer une allocation autonomie pour les jeunes, sous conditions de ressources, assortie d’un contrat pour faciliter les études et l’entrée sur le marché du travail. Il s’agit d’une orientation à la fois sociale et de société, pour permettre à chaque jeune de conjuguer impératif de l’élévation du niveau de formation et de qualification, droit à l’émancipation, devoir d’insertion sociale et professionnelle.

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dimanche 25 mars 2007

LES PROPOSITIONS DE LA REFORME INSTITUTIONNELLE

Voici les porpositions de S. Royal pour mettre en place l'organisation plus démocratique et plus efficace des institutions garantissant l'impartialité de l'Etat.


Une démocratie parlementaire revivifiée :

- Instauration du mandat parlementaire unique
- Suppression du droit de veto du Sénat
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires
- La présidence de la commission des finances sera confiée à un membre de l'opposition
- Le Président de la République ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature. Les membres du CSM et de la nouvelle Haute Autorité du Pluralisme seront désignés par le Parlement à la majorité des 3/5ème afin de garantir réellement leur indépendance.


Une véritable démocratie sociale:

- Négociation et concertation préalable à toute réforme en matière sociale
- Promotion d'un syndicalisme de masse
- Représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises


La démocratie participative :

- La Présidente de la République rendra compte chaque année de la mise en œuvre du Pacte présidentiel.
- Toute proposition de loi ayant recueilli la signature d'un million de citoyens sera examinée par le Parlement.
- Création de jurys citoyens pour discuter de la mise en œuvre des politiques publiques et les évaluer, budgets participatifs dans les collectivités locales.


Une démocratie territoriale aboutie :

- Clarification des compétences pour mettre fin aux superpositions et aux gaspillages,
- Péréquation des ressources entre collectivités locales,
- Prise en charge par les régions de la remise à niveau des bâtiments et des résidences universitaires et des prisons.

Cette réforme des institutions sera soumise à référendum à l'automne 2007

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POURQUOI JE VOTE SÉGOLÈNE - L'EUROPE

Lors du référendum sur la constitution tout le monde ou presque, c'est-à-dire la majorité des politiciens et des médias, s’accordaient à dire que cette constitution était un formidable outil, une opportunité exceptionnelle, la solution, et qu’il fallait l’approuver.
Oui mais voilà, la majorité des français n’était pas d’accord. Pourquoi ? A qui profitait ce pacte ? A l’économie ? Aux industriels ? Mais pour nous ? pour les gens, les citoyens européens ? Qu’en est-il ?

Le constat : L’Europe est en panne.
Le budget de l’Union reste largement insuffisant. Ses institutions sont décalées et insuffisamment efficaces au regard du défi de l’élargissement à 27 membres. Ses futures frontières demeurent incertaines et floues.
Le cours libéral de l’Union Européenne en matière économique constitue un handicap :
– pour l’emploi, qui reste une préoccupation majeure ;
– pour la croissance, inférieure de 2 points à la moyenne mondiale.
– pour la recherche et l’innovation, en retard ;
– pour l’investissement productif, insuffisant ;
L’échec du référendum institutionnel en France et aux Pays-Bas a confirmé l’existence d’un déficit démocratique et d’un fort malentendu social.

Le bilan de la droite :
Qu’en dit la droit ? Qu’a-t-elle fait pour résoudre la crise ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quinquennat de Jacques Chirac n’est pas une réussite sur ce terrain. 
La droite, et en particulier l’UMP, ne propose rien de sérieux pour l’Europe.
Le discours tenu reste celui de l’inter-gouvernementalité classique. Les fanfaronnades du candidat de l’UMP vis-à-vis de l’euro cher sonnent faux, dès lors qu’il ne préconise pour la France et pour l’Europe, qu’un modèle économique et social toujours plus libéral. Les références à un « mini traité » au rabais témoignent d’une absence d’ambition et d’une incompréhension persistante des causes du rejet du traité institutionnel en 2005.

Les propositions du Parti Socialiste : La relance de la construction européenne, au plan politique et social, est une nécessité.
Elle suppose aussi des progrès en termes de défense et dans le domaine économique.
L’Europe est un outil majeur face à la mondialisation, un enjeu décisif pour ne pas la subir.
C’est également un facteur de stabilité et de paix sur le continent.
Il s’agit du plus sûr moyen pour peser sur tous les grands enjeux de la planète (économiques, environnementaux, énergétiques).
La place de la France dans le monde se joue aussi, dans et à travers une Europe puissance.

Nous avons besoin d’une Europe plus protectrice en lien avec des politiques communes clairement identifiées et solidement financées :
     – en matière de recherche et d’innovation afin de combler au plus vite un retard inquiétant ;
     – dans le domaine énergétique, pour assurer la sécurité, la continuité, et la diversification ;
     – en termes d’environnement, pour mieux peser sur les évolutions planétaires et tenter d’inverser les tendances à l’oeuvre ;
     – au plan des services publics à travers une directive cadre relative à leur développement.

Il nous faut au plus vite un gouvernement économique européen de la zone euro, avec en corollaire une profonde évolution des critères d’appréciation de la Banque Centrale Européenne : l’emploi, la croissance, l’investissement doivent être au cœur des objectifs de la BCE au même titre que la stabilité des prix et de la monnaie.
L’élaboration d’un protocole social représente un impératif, si nous souhaitons relancer une Europe qui protège, une Europe qui rassure, une Europe qui assume son modèle social.
Face au déficit démocratique, nous avons besoin d’une Union politique et efficace.
Pour la paix et la stabilité du Monde, nous préconisons enfin le lancement à l’initiative de l’Union Européenne, d’une grande conférence pour la paix et la sécurité au
Proche-Orient.

Cela suppose la négociation d’un nouveau traité institutionnel dépassant les positions contradictoires observées en 2005, et à nouveau soumis à référendum.

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LE FINANCEMENT DU PACTE PRÉSIDENTIEL

Michel Sapin et Didier Migaud on présenté le financement des 100
mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal.

Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses
et 15 milliards d'économies). Il s'appuie sur des objectifs de
croissance de 2,5% et de réduction de la dette sans augmentation des
prélèvements obligatoires.

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3
milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de
500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte
contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4
milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans
les classes en ZEP).

Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus
largement la solidité et la cohérence du Pacte présidentiel.


Visualisez le document de présentation du financement en cliquant sur le titre

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samedi 24 mars 2007

LE CONSERVATISME DE FRANÇOIS BAYROU

Fini le duel Royal/Sarkozy pour le deuxième tour, les médias nous parlent maintenant d'un duo Sarkozy/Bayrou? Quelles sont réellement les propositions de François bayrou? Existent-elles? 

François Bayrou ne dit rien. Il est vrai que le flou domine dans ses discours. Mais cela n’est pas exact quand on prend la peine de regarder les choses de près.

D’abord les mesures qu’il propose pour ce qui concerne l’essentiel, le travail, les relations sociales, l’emploi, la fiscalité, s’apparentent fortement à celles qui figurent dans le programme de Nicolas Sarkozy.
Ensuite, parce qu’il développe une vision profondément conservatrice de la société.

Le changement qu’il dit vouloir incarner n’est que politicien, installer l’UDF en position centrale, aux dépens de la gauche, et dans une alliance rééquilibrée avec l’UMP. C’est là que passe toute sa volonté réformiste. Pour le reste c'est le conservatisme qui prévaut.

Une société figée :

Son livre « Projet d’espoir » n’est ni un projet, ni un programme. II cultive fondamentalement la nostalgie d’une France « où les choses sont à leur place » (NB : discours du Conseil National de l’UDF.2006). C’est une France des notables qu’il dessine. Ce caractère se marque nettement lorsqu’on examine la question clef du partage des richesses. François Bayrou dit refuser de supprimer l’Impôt Sur la Fortune. Mais il le vide de sa substance en le transformant en « Impôt sur le Patrimoine » limité aux très grandes fortunes.

Proche de Nicolas Sarkozy sur ce point encore, il propose comme seule politique de
l’emploi une baisse des cotisations patronales, d’une part sur les heures supplémentaires, et d’autre part, sur les « deux premiers emplois créés par une entreprise ». Deux mesures essentiellement favorables au patronat. Comme le MEDEF, il est favorable à un contrat unique précarisant les emplois. Il défend la notion de rupture du contrat par « consentement mutuel » ce qui place en position défavorable les salariés. Ces mesures d’un strict libéralisme lui ont été conseillées par Alain Madelin et Charles de Courson.

Le ralliement d’Armant Fillias, Président du parti libéral, n’est qu’un signe supplémentaire. La « social-économie » tient surtout du slogan
(rappelons nous de celui la "fracture sociale").


L'enseignement : 1994 - remise en cause de la loi Falloux pour favoriser l’école privée.

Ce qu’il propose effectivement pour demain, c’est une politique de « tri » scolaire pour séparer les élèves faibles des autres. « Certificat d’études » pour les élèves voulant entrer en 6ème, « pédagogie encadrée » pour les collégiens indisciplinés, création de « classes d’excellence », règles de discipline calquée sur celles appliquées dans l’enseignement privé, etc… Ce conservatisme peut séduire car il est une promesse de statu-quo, mais il aggravera les problèmes de l’éducation.
 

Une « révolution » institutionnelle conservatrice :


François Bayrou a construit toute sa campagne sur une promesse de changement institutionnel. Que produirait ce changement ? Il se garde bien de le dire.
L’idée d’une « Union Nationale » ou d’une « Union des meilleurs » veut s’inscrire dans un bon sens populaire. Cela a toujours été présent dans le débat politique français.
Des circonstances exceptionnelles peuvent justifier un regroupement des partis, la guerre étrangère, l’occupation du pays, les risques de guerre civile. Mais cela ne dure jamais longtemps. Car la démocratie a besoin de choix clairs. C’est une condition pour pouvoir appliquer des politiques cohérentes. C’est bien là une nécessité pour les Français aujourd’hui dans la mesure où le débat n’a pas eu lieu en 2002.
Or, le projet politique de François Bayrou doit être vu pour ce qu’il est. Il s’agit de rééquilibrer les rapports de force à droite. François Bayrou n’a pas digéré les conditions de la création de l’UMP en 2002 qui passait par la disparition de l’UDF. Sa revanche à prendre passe évidemment par son ambition personnelle. Mais elle consiste également à créer un nouveau parti de centre-droit. Pour crédibiliser ce projet, François Bayrou a lancé des « oeillades à l’électorat de gauche pour progresser dans les sondages et attirer ensuite une part nouvelle de l’électorat de droite.

Ses propositions institutionnelles sont peu novatrices. Le seul point net est le retour d’un mode de scrutin proportionnel à l’allemande pour rendre possible l’enracinement d’un nouveau parti. Mais sur le reste, il défend une République fondamentalement présidentialiste. Et lorsqu’il parle de la VIème République, il ne s’agit pas des réformes que propose Ségolène Royal, mais d’une vision qui va même au-delà de la conception, « gaulienne » ou « giscardienne ». Pour François Bayrou, en effet, « le Président détermine la politique de la nation » et « le Premier ministre redevient le Premier des ministres ». Sur le rôle du Parlement, il se contente de phrases générales (« le passage d’une loi en force doit être interdit ». La proposition de créer des « autorités de contrôle » saisies par les citoyens et directement inspirée du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal.

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jeudi 22 mars 2007

RETRAIT DE LA LOI ROBIEN

Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est engagée mardi à retirer le décret Robien, à l'origine de la grève des enseignants, si elle accède à l'Elysée.

"Ce décret sera retiré (...) L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF", a déclaré Mme Royal sur M6.

Le décret Robien, qui permet au ministère de l'Education de supprimer 3.000 postes, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.

Elle a assuré que la rentrée de septembre 2007 "se fera en restituant les moyens qui ont été retirés", notamment "5.000 postes (qui) seront remis dans les établissements scolaires".
Mme Royal a promis de ne plus faire de "réformes inutiles qui déstabilisent" l'école.

Lors d'un point de presse, Jack Lang, conseiller spécial de la candidate, a de son côté déclaré que les socialistes étaient "solidaires du mouvement des professeurs qui se battent pour leur dignité".
L'ancien ministre de l'Education nationale a accusé le gouvernement d'avoir provoqué "une hémorragie budgétaire" dans l'éducation depuis cinq ans et supprimé "120.000 postes et emplois".
Il a rappelé que Ségolène Royal envisageait "une loi de programmation" pour prévoir "dans les cinq ans, la création d'emplois" dans le secteur de l'éducation .

Jack Lang s'est étonné par ailleurs des critiques venues du camp UMP sur le décret du ministre de l'Education nationale. "C'est du jamais vu, c'est étonnant, surréaliste", a-t-il jugé, en ajoutant que la campagne de la droite "manquait de sérieux, d'honnêteté et de rigueur intellectuelle".


LISEZ LA LETTRE DE SÉGOLÈNE ROYAL AUX ENSEIGNANTS EN CLIQUANT SUR LE TITRE

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mardi 13 mars 2007

MANIFESTATION DU SAMEDI 10 MARS 2007 A MADRID

Une fois de plus Nicolas Sarkozy marque son attachement aux leaders du PP (Partido Popular, droite extrême d’Espagne et parti d’opposition au gouvernement) en ajustant son calendrier à celui de Madrid...

En effet, ce samedi 10 mars, pendant que Mariano Rajoy organisait son meeting dans les rues mêmes de Madrid (il n’avait sans doute pu louer de salle) et, sous l’excuse d’une condamnation de l’ETA il en profitait pour appeler les foules à se révolter contre le gouvernement de J.L.R. Zapatero en réclamant sa démission, Nicolas Sarkozy, lui, proposait la création d’un ministère à l’immigration et à l’Identité Nationale.

Accoler immigration et identité nationale serait plutôt digne du candidat d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen (encore en quête de signatures). Glissement de la droite gaullienne vers la droite d’Aznar et de Le Pen ?

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jeudi 8 mars 2007

DISCURSO DE SEGOLENE ROYAL EN BERLIN

El 5 de marzo, Ségolène Royal se reunió con los franceses residentes en Alemania 
y les presentó su programa para los franceses del extranjero. Aquí está traducido al español.

"Estimados compatriotas, queridos amigos,

Dejadme expresaros el placer de estar con vosotros esta noche en Berlín, para dirigirme a todos los franceses de Alemania pero también a todos los franceses en el extranjero.

Quiero dejar claro que los dos millones de franceses establecidos en el mundo son los mejores representantes de nuestros valores, de nuestra cultura y de nuestra economía. La presencia de los franceses en el mundo es esencial para la difusión de Francia en la globalización. Francia debe escucharles, apoyarlos y protegerlos. Trataré de respetarlo.

• Apoyaré a las comunidades francesas impulsando la acción pública. Reforzaré el servicio público en el extranjero gracias a una red más eficaz de consulados que puedan llevar a cabo sus misiones de proximidad con unos medios económicos y humanos renovados.

• La seguridad de las comunidades francesas tendrá un papel especial. La formación del personal diplomático y consular para gestionar las crisis constituirá una prioridad. La cooperación consular europea será uno de los ejes de la presidencia francesa en la Unión Europea. Estoy convencida de la necesidad de coordinar los medios para garantizar la protección de los ciudadanos europeos en el mundo. Para eso se deberán sistematizar el diálogo entre los gabinetes de crisis y las unidades de vigilancia del conjunto de los Estados Miembros de la Unión Europea.

• Se adoptará una ley de indemnización de bienes profesionales y personales por problemas políticos, expoliación, guerras o por catástrofes naturales.

• Se garantizará fuera de la Unión Europea el acceso de todos los franceses a una protección social mínima antes del final de la legislatura, con unos acuerdos con los organismos del país de residencia y con la reforma de los centros médicos de los consulados. El campo de actividades de la “Caja Nacional de Solidaridad para la Autonomía Personal” se extenderá a la tercera edad y a los minusválidos.

• En la Unión Europea, pediré que se suavice el reglamento, autorizando una atención médica específica en otro Estado que el del asegurado, con el fin de que los pacientes puedan elegir un centro de atención de proximidad para su familia. Me comprometo a mantener el seguro social de los trabajadores jubilados en el mismo país donde reciben su pensión.

• La continuidad de la protección social francesa se asegurará durante un año a todos los franceses que promuevan un proyecto económico, cultural o social en el extranjero. La situación del personal empleado por el Estado francés en los países extranjeros y de los becarios se mejorará con el fin de suprimir situaciones indignas observadas en numerosos países.

• Los consulados adoptarán un dispositivo de asistencia a las mujeres francesas y sus niños que sufren violencia de género, matrimonio forzado o repudiación.

Los costes de escolaridad en los centros de la “Agencia para la Enseñanza Francesa en el Extranjero” se reducirán a la mitad antes de 2012 y la tutela del Estado se extenderá al Ministerio de Educación. Me comprometo a desarrollar la enseñanza de las ramas bilingües en los estados miembros de la Unión europea y de la OCDE. Se doblará el presupuesto para el programa “Francés, Lengua Materna” para fomentar el aprendizaje del francés desde la infancia.

• La situación de los estudiantes franceses que residían en países extranjeros se tratará con la prioridad adecuada, en el marco del “Contrato de Autonomía” propuesto por las asociaciones y sindicatos de estudiantes. Esto permitirá a todos estos jóvenes franceses venir a estudiar a Francia, reduciendo el coste de los estudios para sus familiares.

• Un programa de formación profesional se desarrollará en el marco consular, con las empresas francesas y los centros de formación del país de residencia.

• Se creará una Agencia de Cooperación Cultural, Científica y Técnica para dar sentido a la acción de Francia en la escena internacional en estos ámbitos tan importantes.

• Para llevar estos proyectos a cabo, se necesitará una reforma completa de la representación política de los franceses en el extranjero. Se basará en representarles en la Asamblea Nacional con la transformación de la “Asamblea de los Franceses del Extranjero” en un Consejo General dotado de competencias y medios efectivos.

• Habrá que tratar el tema del voto a distancia. La distancia entre las urnas y los electores no debe constituir un obstáculo a la participación electoral en el extranjero. No se puede aceptar que Francia figure entre los diez de los veintisiete Estados Miembros de la Unión Europea que excluyen este tipo de voto.

También quiero dejar claro aquí que no tengo la intención de establecer una contribución fiscal a cargo de los franceses del extranjero a pesar de que existen unas situaciones chocantes de exilio fiscal.

Son mis propuestas para los franceses del extranjero. Revelan una ambición: dar a cada uno su sitio y su papel en la comunidad nacional. Esto es lo que quiero para mis compatriotas residentes en el extranjero. Francia
es grande cuando sabe abarcar a todos sus ciudadanos, cuando no olvida ni descuida a nadie."

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mardi 6 mars 2007

DISCOURS DE S. ROYAL A BERLIN, 5 mars 2007

Ségolène Royal a assuré lundi qu'elle n'instaurerait pas, si elle était élue, de "contribution fiscale des Français de l'étranger".
Devant quelques centaines de Français réunis à Berlin, elle a rejeté l'idée avancée début février par le socialiste Dominique Strauss-Kahn d'une "contribution citoyenne" des Français de l'étranger."Je n'ai pas l'intention d'établir une contribution fiscale spéciale des Français de l'étranger, aussi choquants que soient certains exils pour raison fiscale", a déclaré Mme Royal.

Voici quelques extraits du discours de Ségolène Royal, qui prend clairement position par rapport à nous, français de l'étranger, contrairement à François Bayrou qui n'en a aucune (se doute-il de notre existence?) et à Nicolas Sarkozy qui nous méprise.


"Chers compatriotes, chers amis,

Laissez-moi vous dire tout mon plaisir d’être avec vous ce soir à Berlin pour m’adresser aux Français d’Allemagne et plus largement à tous les Français de l’étranger.

Je veux saluer de nombreux visages amis, à commencer par Huguette Meixner et chaque membre de la section du Parti Socialiste à Berlin. Je sais tout le travail et le cœur qu’ils ont mis à la préparation de notre rencontre et je leur dis ma sincère reconnaissance. Je salue aussi la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste et ses milliers d’adhérents à travers le monde, aujourd’hui en campagne auprès de nos 850,000 compatriotes inscrits dans les 545 bureaux de vote à l’étranger en avril et mai prochains. Merci aux radicaux de gauche et aux représentants des comités Désirs d’Avenir en Allemagne d’être là également, tout comme au Président de l’ADFE – Français du Monde, François Nicoullaud. La gauche à l’étranger doit tant au travail opiniâtre mené depuis plus de 25 ans par l’ADFE aux côtés des partis politiques. Je salue enfin Monique Cerisier-Ben Guiga, Sénatrice des Français de l’Etranger, ainsi que les élus d’Allemagne à l’Assemblée des Français de l’Etranger Claudine Lepage, Patricia Neu-Blotenberg, Claude Chapat et Michel Chaussemy.

Ebenfalls will ich unsere deutschen Freunde begrüssen. Vielen Dank für eure Anwesenheit. Das freut mich sehr. Es ist das wichtigste Symbol, dass eine nationale Wahl gar keine exklusive nationale Dimension mehr hat. Für ihre wertvolle Unterstützung bin ich der SPD ganz dankbar.


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Comme tant de femmes et d’hommes aujourd’hui, j’ai grandi dans la paix et je sais combien ces décennies passées loin des conflits les plus sanglants de l’histoire doivent à la réconciliation franco-allemande. Vous connaissez mon attachement à l’œuvre politique du Président François Mitterrand. Dans son ouvrage posthume « De l’Allemagne, de la France », François Mitterrand parlait de « la prédestination de l’Allemagne et de la France, que la géographie et leur vieille rivalité désignent pour donner le signal de l’Europe ». Cette leçon est plus que jamais actuelle.

Je souhaite rendre au couple franco-allemand la force d’initiative qu’il a perdue en Europe. Je veux renouer avec le volontarisme politique d’Helmut Kohl et de François Mitterrand pour redonner au couple franco-allemand cette feuille de route dont la destination ne peut être que celle de la construction de l’Europe politique et sociale.


La France doit revenir à la table de l’Europe. L’Europe reste notre grande ambition, une Europe solidaire et dynamique, qui protège ses citoyens et les aide à trouver leur place dans la mondialisation. Nous devons intégrer les citoyens au rang d’acteurs et de juges du débat européen, en faisant l’Europe par la preuve.

L’exemple des difficultés actuelles d’Airbus souligne la nécessité de l’engagement politique dans le débat européen. Il est inacceptable que les salariés paient de leur emploi les erreurs de gestion et l’absence volonté de l’Etat actionnaire. J’ai rencontré les salariés d’Airbus la semaine passée. La puissance publique doit s’engager pour que cette entreprise, à la pointe du savoir-faire et au carnet de commande plein pour 5 ans, réponde différemment à ses difficultés actuelles. Il en va de l’avenir de l’industrie aéronautique européenne. Je refuse de le laisser uniquement à l’appréciation du marché.

L’Allemagne, qui préside l’Union européenne ce semestre, trouvera en moi à compter du mois de mai une interlocutrice ouverte et déterminée à relayer ses efforts durant la présidence française en 2008. Les deux prochaines années seront critiques pour l’avenir de l’Union et je m’y donnerai pleinement.

Au-delà de l’engagement des deux gouvernements, je souhaite renforcer la dimension citoyenne de la relation entre la France et l’Allemagne. Je souhaite notamment que l’éducation et la formation soient la toute première priorité du couple franco-allemand dans les années à venir.

Voilà quelques mesures concrètes que nous pourrions mettre en place, afin de donner à chaque Allemand et à chaque Français l’occasion de vivre pleinement sa citoyenneté européenne :
Le développement de campus universitaires franco-allemands, inspirés par les exemples réussis de l’Institut franco-allemand de Sarrebruck et du cycle franco-allemand mis en place à Nancy par l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Les employeurs sont friands de diplômés maîtrisant non seulement les deux langues, mais plus encore les deux cultures.
La reconnaissance de tous les diplômes scolaires, universitaires et professionnels pour l’accès à l’emploi: il subsiste encore trop de protectionnisme caché. Cela est inacceptable et doit prendre fin immédiatement.


Je propose également la tenue d’assises générales des institutions franco-allemandes dès 2008, dont le but serait d’évaluer et de coordonner leurs activités, de même que de donner une plus grande lisibilité à leur action. Les assises seraient ouvertes à tous les représentants politiques, institutionnels, administratifs, locaux, régionaux et associatifs, et auraient pour objectif de promouvoir l’éducation et la formation des jeunes Allemands et Français dans une perspective européenne. Elles devraient également dresser sans concession un état des lieux d’institutions dotées d’un fonctionnement trop souvent bureaucratique et dont la mission n’est plus guère adaptée aux défis de notre temps.

Il faudra notamment s’interroger sur la pertinence de certaines réformes entreprises ces dernières années et qui, parce trop guidées par des intérêts partisans, n’ont nullement su irriguer la relation franco-allemande. Je pense en particulier à la mauvaise réforme de l’Office Franco-Allemand de la Jeunesse (OFAJ).

Enfin, je suis à l’écoute de l’expérience et du vécu que rapportent très utilement les Conseillers des Français d’Allemagne à l’Assemblée des Français de l’étranger. En Allemagne, comme également en France d’ailleurs, les difficultés diverses rencontrées par de nombreuses familles binationales méritent que le sujet de la famille soit abordé de front.


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Tout ceci souligne combien l’engagement citoyen outre frontière est important.

Je veux dire haut et fort ce soir à Berlin que les deux millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. Leur présence outre-frontière est essentielle pour le rayonnement de la France dans la mondialisation. La France doit les écouter, les soutenir et les protéger. Je m’y attacherai.

Je soutiendrai les communautés françaises en réhabilitant l’action publique. Je renforcerai le service public à l’étranger avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés.

L’accent devra être mis en particulier sur la sécurité des communautés françaises. La formation du personnel diplomatique et consulaire à la gestion de crise sera une priorité. Je ferai de la coopération consulaire européenne l’un des axes de la Présidence française de l’Union européenne. Je crois à la mutualisation des moyens dans ce domaine afin de garantir la protection des Européens dans le monde. Les relations entre les cellules de veille et de crise de l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne devront être systématisées.

Hors de l’Union européenne, l'accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat, par des accords avec les caisses des pays de résidence et la réforme des centres médicaux sociaux consulaires. Le champ d’activités de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie sera étendu aux séniors et handicapés français de l’étranger.

Dans l’Union européenne,je demanderai que soient assouplies les règles autorisant les soins médicaux lourds dans un autre Etat que celui d’assurance , afin que les patients puissent être soignés par le praticien de leur choix, à proximité de leur famille et amis. Je m’engagerai en faveur du maintien de l’assurance sociale des travailleurs frontaliers retraités dans le pays où leur pension est versée.

La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger. La situation des agents de l’Etat recrutés locaux et des stagiaires sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.

Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations. Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée.

Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale. Je m’engagerai pour le développement des filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.

La situation des étudiants français issus de l’étranger sera traitée en priorité dans le cadre du « contrat d’autonomie » proposé par les associations et syndicats d’étudiants. Cela permettra à tous ces jeunes Français de venir étudier en France, en réduisant le coût des études pour des familles vivant souvent de faibles revenus locaux.

Un programme de formation professionnelle sera développé dans le cadre consulaire en liaison avec les entreprises françaises et les centres de formation du pays de résidence.

Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.

Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique des Français de l’étranger sera conduite. Elle reposera sur la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée Nationale et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de véritables compétences et moyens.

Enfin, il faudra avancer résolument sur la question du vote à distance. La distance entre l’urne et l’électeur ne devra plus être un obstacle à la participation électorale à l’étranger. Il n’est pas acceptable que la France figure parmi les dix des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne excluant toute forme de vote à distance au bénéfice de ses ressortissants à l’étranger.

Voilà mes propositions pour les Français de l’étranger. Elles incarnent une ambition, celle de donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale. C’est ce que je veux pour nos compatriotes à travers le monde. La France est grande lorsqu’elle sait s’adresser à tous ses enfants, lorsqu’elle ne néglige ni n’oublie personne.

Je veux dire clairement ici, puisque cela a été évoqué que je n’ai pas l’intention d’établir une contribution fiscale à charge des Français de l’étranger, aussi choquants que soient certains exils pour raisons fiscales.

En m’exprimant aujourd’hui depuis Berlin, en évoquant la dimension citoyenne de l’amitié franco-allemande et en développant mes propositions pour les Français de l’étranger, c’est aussi du rôle de la France dans le monde et de la façon dont j’en conçois l’action extérieure que j’ai parlé. Une France généreuse, exigeante sur ses valeurs et portée à l’universel.

La sensibilité européenne et la solidarité internationale sont au cœur de mon Pacte Présidentiel. Toutes deux trouveront leur expression dans la diplomatie que j’entends conduire. Je ferai de la solidarité avec le Sud une réalité. Je m’engagerai dans les instances internationales pour rééquilibrer les effets du marché et de la mondialisation sauvage dans les domaines sociaux et environnementaux. La paix, la justice, le multilatéralisme et le développement partagé seront les fils conducteurs de mon action internationale.

J’agirai pour que partout, la France soit reconnue et aimée à la hauteur de son engagement universel.

J’ai besoin de vous à l’étranger pour gagner l’élection présidentielle. Aucune voix ne doit manquer. Je compte sur vous comme je vous engage à compter sur moi. Partout, je croise l’enthousiasme et l’espérance. Je les lis aussi sur vos visages à Berlin ce soir et je le devine, au-delà, dans ce que vous me rapportez de toutes nos communautés françaises.

La victoire est au prix de ce magnifique exercice de conviction à mener d’ici le 6 mai.

Avec vous, j’ai confiance.

Es lebe die deutsche-französische Freundschaft!

Vive la République! Vive la France!"


Ségolène Royal

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lundi 5 mars 2007

L'ACTUALITE D'AIRBUS COMMENTEE PAR SEGOLENE ROYAL

MONT-DE-MARSAN, 1er mars 2007, Ségolène Royal réitère sa confiance envers les citoyens français et dévoile sa stratégie concernant Airbus et pas là-même sa politique industrielle. Moments choisis :

"Chers amis, merci à vous d’être aussi nombreux rassemblés, aussi chaleureux, aussi enthousiastes. J’ai besoin de vous, portez-moi jusqu’au 22 avril, c’est grâce à vous que je suis forte. J’ai besoin de votre énergie. J’ai besoin de votre exigence, de votre citoyenneté, de votre engagement, de votre présence.

(…)

Je vous le dis, la politique, ça sert à quelque chose, et d’abord, ça sert à changer, et à changer en profondeur, ça sert à mettre fin à toutes les brutalités, à toutes les précarités, à toutes les injustices que la droite nous laisse. C’est à cette France-là en effet qu’il faut redonner confiance. C’est une nouvelle France que nous devons construire ensemble, et à vous voir aussi mobilisés, j’ai confiance.

(…)

Nous sommes à moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. Ce premier tour décidera grandement de l’issue du scrutin. Rien n’est fait, je l’ai dit tout à l'heure, nous devons conquérir la confiance de beaucoup de nos concitoyens qui hésitent encore et qui doutent. Mais je voudrais rappeler ici les ravages que peuvent produire l’effacement des enjeux et l’oubli des clivages essentiels.
Le premier tour détermine toujours la dynamique de victoire, et c’est pourquoi, si on veut la victoire de la gauche qui autorise le changement et qui ouvre l’espérance, il faut être au rendez-vous le 22 avril prochain, car la France a besoin d’un changement profond, et une fois de plus, hélas, l’actualité en donne la preuve de ce besoin de changement et de cette nécessité de faire autrement, et en particulier pour la bataille pour l’emploi.

Oui, un séisme industriel menace notre pays, et plus largement l'Europe, et je veux parler d’Airbus.

(…) La cacophonie gouvernementale entre un Premier ministre, qui, actuellement, affiche théoriquement une posture volontariste, l'État doit jouer son rôle, et un ministre candidat qui a expliqué en début de semaine, mais paraît-il cela évolue, que tout cela n’est pas de la responsabilité d’un homme politique et que l'État ne peut rien faire.
Moi, je vous dis tout le contraire : non seulement l'État peut faire mais l'État doit faire. La puissance publique doit assumer ses responsabilités.
L’emploi est le cœur de l’engagement politique, et donc l’enjeu de cette élection présidentielle. On le voit sur cet exemple, il est sur le choix clair entre un État impotent, un gouvernement impuissant, et au contraire, un État fort qui assume ses responsabilités et qui considère que la bataille pour l’emploi est au cœur aujourd’hui de l’action politique parce que c’est le chômage qui sape et qui ronge les fondements de la France qui veut à nouveau se tenir debout.
Et j’en prends ici l’engagement, avec moi, l'État sera fort, il sera juste, il sera à sa place, il aidera les entreprises qui créent et qui avancent, il réconciliera la France avec les vrais entrepreneurs, ceux que nous aiderons, et ceux que nous n’aiderons plus, ceux qui empochent des fonds publics et qui profitent des effets d’aubaine, ou qui ne donnent pas en retour les créations d’emploi qu’appelle l’investissement public dans les entreprises.

(…) Il faudra mettre fin à ces logiques financières dans le seul but de rassurer les marchés et les actionnaires privés. Ce qui manque cruellement et ce qu’il faudra mettre en place rapidement, c’est une stratégie industrielle et des innovations pour le renouvellement de la gamme d’avions et surtout pour le maintien du potentiel de recherche et de développement en Europe.

(…) En deuxième lieu, le cas d’Airbus montre l’urgence d’une réforme profonde du pilotage des entreprises, de transparence, de rigueur, d’éthique dans le management. On voit la nécessité, et je le répète, de prévoir la présence des salariés dans les conseils d'administration, et cette remise à plat se fera avec les syndicats de salariés.

Enfin, je le dis, les États européens doivent recapitaliser de façon stable l’entreprise pour éviter toute fermeture d’usine, avec une stratégie gagnant/gagnant avec les salariés. C’est possible en contrepartie de l’absence des fermetures d’usine.

(…) L’enjeu est donc considérable, il s’agit de relever ce défi, de montrer qu’il est possible de faire autrement, et la gauche que l’on a dit si souvent incompétente sur le plan du développement économique, je le revendique aujourd’hui, je crois que c’est étant ferme sur un certain nombre de valeurs, et en particulier sur le respect des salariés et des stratégies industrielles qui créent de la vraie valeur ajoutée, que nous ferons, oui, nous, la gauche, de l’efficacité économique, et que nous réussirons. "


Ségolène Royal

Pour écouter et lire dans son intégralité le discours de Ségolène Royal à Mont-de-Marsan , cliquez sur le titre.

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mercredi 28 février 2007

NICOLAS SARKOZY S'INVITE A MADRID

MADRID, mardi 27 février, 19h00, Nicolas Sarkozy réitère son appel aux français de l’étranger (qu’il considère avant tout comme EXPATRIES) à revenir en France alors que Ségolène Royal s’exprimait en ces termes le 24 octobre dernier : « Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure. »

Cette « réunion d’information » a bel et bien été comprise par les journalistes espagnols comme une CHASSE AUX VOIX des français résidents à l’étranger. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs profité de l’occasion pour offrir son soutient à Mariano Rajoy, actuel lider du PP et rappeler son amitié pour José María Aznar, en le félicitant pour sa gestion apparemment « réussie » (pour l’envoi de ses troupes en Irak ?) de son gouvernement. Cela ne l’aura pourtant pas empêché quelques heures auparavant de rencontrer J. L. R. Zapatero... Quel message aura transmis notre ministre de l’intérieur au président du gouvernement socialiste ? Bien différent de celui que Ségolène Royal transmît le 16 septembre 2006 à Madrid lors du congrès organisé par la vice présidente espagnole, Maria Teresa Fernández de la Vega, sur le thème de la femme dans la société et lors de sa rencontre avec J.L.R. Zapatero sur le thème de l’immigration…

Le discours de Nicolas Sarkozy, très proche de celui qu’il fit à Londres, a été très critique envers la France actuelle et beaucoup plus propre d’un candidat de l’opposition que d’un membre du gouvernement, précisément lorsque l’on est ministre de l’intérieur.

Malheureusement la visite de Mr Sarkozy à Madrid a été entachée par l’affaire qu’à révélée le Canard Enchaîné le jour même, dont nous ne pouvons dans ce site, pour des raisons évidentes, en dévoiler le contenu et qui a été repris par la presse espagnole.

Pour relire la lettre envoyée par Ségolène Royal aux français de l'étranger, cliquez "lire plus".


"Paris le 24 octobre 2006


Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.


Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie.La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.

Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons-lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!

A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.


L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger.
La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.


Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations.
Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.


Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale.
Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.


Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.


Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité.


Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.


A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre cœur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.


Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage.

Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.

Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction européenne sur les rails."


Ségolène ROYAL

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RENCONTRE AVEC MIGUEL SEBASTIÁN OUVERTE A TOUS LES FRANÇAIS

UNE RENCONTRE AVEC MIGUEL SEBASTIÁN ORGANISÉE PAR LA SECTION DU PARTI SOCIALISTE DE MADRID ET OUVERTE A TOUT LE MONDE AURA LIEU LE 2 MAI À 19 HEURES AU CAFÉ MAHON PLAZA DEL 2 DE MAYO, 4

GRAND CONCERT DE SOUTIENT A S. ROYAL A CHARLETY

Grand concert de soutien à Ségolène ROYAL à CHARLETY, le 1er mai (17h00)(Ouverture des portes à 15h00) Le 1er mai nous avons le plaisir de t'inviter à participer à un grand concert de soutien à notre candidate, Ségolène ROYAL au stade Charlety. Outre Bénabar, Cali, Michel Delpech, Leny Escudero, Indochine, Rachida Khalil, Kéry James, Mokobé, Renaud, Sanseverino, Tikenjah, ont également donné leur accord pour se produire lors de ce concert: Yannick NOAH, La Grande Sophie, les Têtes Raides, Olivia RUIZ, Moustaki, Alain LLORCA de Gold....Cette liste n'est pas exhaustive. Au cours du concert, Ségolène ROYAL prendra la parole.

Déclaration de J.L.R. Zapatero - Dimanche 15 avril

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero "ressent une grande empathie politique pour la candidate socialiste" Ségolène Royal.
M. Zapatero apportera personnellement son soutien à Mme Royal en assistant à un meeting de la candidate prévu le 19 avril à Toulouse. Il l'avait reçue à Madrid en septembre, à une époque où elle n'était pas encore la candidate officielle du PS.
"J'aime son programme et je crois que sa prédisposition à se maintenir à l'écoute est exemplaire. Mais, en plus, il me semble décisif qu'une femme soit pour la première fois dans les conditions d'accéder à la présidence de la République française.C'est un pas en avant très important pour l'amélioration de la condition de la femme à travers le monde et cela apporte une image de rénovation qui peut être très importante pour la France et pour toute l'Europe.
Cette campagne, de mon point de vue, a des caractéristiques qui la rendent particulièrement attractive.
L'Europe a besoin de la France pour continuer à avancer dans son projet et il est logique que dans toute l'Union européenne, ce processus électoral suscite une grande attente à un moment particulièrement important pour le projet européen".
Bonjour, Il peut vous sembler étrange de ne pas organiser de débat participatifs à Madrid, mais il est relativement compliqué de toucher le collectif des français de l'étranger à Madrid. Les français à Madrid s'intégrent relativement bien dans le tissu Madrilène et contrairement à d'autres pays nos compatriotes n'ont pas la nécessité de se regrouper. Il n'en reste pas moins que le comité de campagne de Ségolène Royal à Madrid est à votre disposition et est joignable à l'adresse de courrier électronique: segolene2007madrid@yahoo.fr Dans les prochaines semaines jusqu'aux élections certains évènements sont prévus et nous vous en tiendrons informés. Merci de nous contacter.
Conformément à la loi Française ce site ne sera pas actualisé entre Samedi 00h00 et Lundi 00h00. Ceci est le dernier message affiché sur le site durant cette suspension.

Votez Ségolène Royal dès le 1er tour !

COMMENT VOTER POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE


(22 avril et 6 mai 2007 de 8h00 à 18h00)


Pour l’élection présidentielle de 2007, les électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire de Madrid pourront, selon leur lieu de résidence, voter dans les bureaux qui leur ont été indiqués dans la lettre circulaire en cours de diffusion, à savoir :
  • A Madrid , dans l’un des quatre bureaux qui seront ouverts dans les locaux du Consulat général, 10 Calle Marques de la Ensenada, 28004, métro Colòn (Tél. 91 700 7800)
  • A Alicante, dans les locaux de l’Antenne consulaire, Calle Arquitecto Morell, 8 - 03003, Alicante (Tél. 96 592 1836) ;
  • A Santa Cruz de Tenerife, dans les locaux de l’Agence consulaire, Calle Punta de la Vista, 3 - 1°, Cuevas Blancas, 38111 Santa Cruz de Tenerife (Tél. 92 223 2710) ;
  • A Valence, dans les locaux de l’Antenne consulaire, Calle Cronista Carreres, 11, 1-A, 46003 Valencia (Tél. 96 351 0359).
  • Et les nouveaux bureaux créés cette année

ATTENTION, vous ne pourrez voter que dans le bureau de vote dans lequel vous êtes inscrit