mardi 27 mars 2007

A PROPOS DE LA CULTURE

Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment rendu hommage au rôle des intermittents et énoncé ces 10 propositions pour la culture.

10 propositions pour la culture

1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.

2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.

3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.

4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.

5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.

6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.

7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.

8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.

9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.

Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.

10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.

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lundi 26 mars 2007

LA RECHERCHE, UNE PRIORITÉ ABSOLUE

Notre pays accuse un grave retard dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Ce retard est flagrant au regard des États-Unis ou du Japon, et ce dans un contexte où des pays comme l’Inde, la Chine ou le Brésil émergent déjà. La politique menée, depuis 5 années par les gouvernements de droite a laissé à l’abandon ces deux domaines alors que l’enseignement supérieur incarne plus que jamais, le présent et l’avenir, la jeunesse et les progrès de la connaissance.

Ainsi, pour la première fois en un quart de siècle, la dépense consacrée au supérieur a diminué de 1 % chaque année. En 2004,la nation a dépensé en moyenne et par étudiant, le même montant qu’en l’an 2000. Et que dire de la recherche publique qui en 2004 a dû faire face à une pénurie de moyens, sans évoquer l’absence de perspective pour les jeunes doctorants.

Notre pays souffre d’une crise de l’attractivité des métiers scientifiques. L’ampleur du taux d’échec en premier cycle licence et notamment lors des deux premières années génère un gâchis social et humain inacceptable. L’avenir de nos futurs chercheurs n’étant pas préparé, les disciplines scientifiques sont menacées.
Ce bilan est celui de la droite au pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy, qui a soutenu en tant que Président de l’UMP et ministre du gouvernement Villepin, le Pacte pour la recherche, récemment adopté, sans enthousiasme, et surtout sans l’assentiment du monde de la recherche. Ce Pacte préconise une démarche tatillonne et centralisée en matière de recherche. Il ne prévoit aucun rapprochement pourtant indispensable entre organismes de recherche et enseignement supérieur. Il risque d’asphyxier à terme les organismes publics de la recherche et donc pour une bonne part la recherche fondamentale. Il nous éloigne quotidiennement de l’objectif de 3 % du PIB, qui devrait être consacré à la recherche et l’innovation pour faire face aux défis, économiques sociaux, mais aussi culturels et humains de demain.

Les propositions des socialistes :

Ségolène Royal considère que la recherche et la formation supérieure représentent une priorité politique et budgétaire absolue :


• pour redonner confiance au pays, et à sa jeunesse ;
• pour relancer l’économie, l’investissement, et la croissance ;
• pour arrimer la France au progrès, à la connaissance, au rayonnement intellectuel.


Elle préconise une progression de l’ordre de 10 % par an, dans les cinq années à venir des moyens publics accordés à la recherche, à l’innovation. Elle propose en outre que sur les 68 milliards d’euros annuels d’aides aux entreprises, 15 % de l’enveloppe soient orientés vers la recherche-développement, au lieu de 5 % seulement aujourd’hui.
Elle veut qu’une loi de programmation soit adoptée au plus vite pour permettre aux universités de retrouver les moyens et les objectifs de l’excellence.
En cinq ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Le renforcement de l’autonomie des universités s’exercera dans le cadre national. Un soin particulier sera accordé à l’amélioration de la condition étudiante, aujourd’hui facteur d’injustices. Le recul du taux d’échec en premier cycle sera recherché, pour des raisons sociales mais aussi d’efficacité économique.

Ségolène Royal s’engage par ailleurs à :

• instaurer un service public d’orientation pour que les jeunes s’informent pleinement des débouchés offerts par les différentes filières.
• créer une allocation autonomie pour les jeunes, sous conditions de ressources, assortie d’un contrat pour faciliter les études et l’entrée sur le marché du travail. Il s’agit d’une orientation à la fois sociale et de société, pour permettre à chaque jeune de conjuguer impératif de l’élévation du niveau de formation et de qualification, droit à l’émancipation, devoir d’insertion sociale et professionnelle.

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dimanche 25 mars 2007

LES PROPOSITIONS DE LA REFORME INSTITUTIONNELLE

Voici les porpositions de S. Royal pour mettre en place l'organisation plus démocratique et plus efficace des institutions garantissant l'impartialité de l'Etat.


Une démocratie parlementaire revivifiée :

- Instauration du mandat parlementaire unique
- Suppression du droit de veto du Sénat
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires
- La présidence de la commission des finances sera confiée à un membre de l'opposition
- Le Président de la République ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature. Les membres du CSM et de la nouvelle Haute Autorité du Pluralisme seront désignés par le Parlement à la majorité des 3/5ème afin de garantir réellement leur indépendance.


Une véritable démocratie sociale:

- Négociation et concertation préalable à toute réforme en matière sociale
- Promotion d'un syndicalisme de masse
- Représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises


La démocratie participative :

- La Présidente de la République rendra compte chaque année de la mise en œuvre du Pacte présidentiel.
- Toute proposition de loi ayant recueilli la signature d'un million de citoyens sera examinée par le Parlement.
- Création de jurys citoyens pour discuter de la mise en œuvre des politiques publiques et les évaluer, budgets participatifs dans les collectivités locales.


Une démocratie territoriale aboutie :

- Clarification des compétences pour mettre fin aux superpositions et aux gaspillages,
- Péréquation des ressources entre collectivités locales,
- Prise en charge par les régions de la remise à niveau des bâtiments et des résidences universitaires et des prisons.

Cette réforme des institutions sera soumise à référendum à l'automne 2007

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POURQUOI JE VOTE SÉGOLÈNE - L'EUROPE

Lors du référendum sur la constitution tout le monde ou presque, c'est-à-dire la majorité des politiciens et des médias, s’accordaient à dire que cette constitution était un formidable outil, une opportunité exceptionnelle, la solution, et qu’il fallait l’approuver.
Oui mais voilà, la majorité des français n’était pas d’accord. Pourquoi ? A qui profitait ce pacte ? A l’économie ? Aux industriels ? Mais pour nous ? pour les gens, les citoyens européens ? Qu’en est-il ?

Le constat : L’Europe est en panne.
Le budget de l’Union reste largement insuffisant. Ses institutions sont décalées et insuffisamment efficaces au regard du défi de l’élargissement à 27 membres. Ses futures frontières demeurent incertaines et floues.
Le cours libéral de l’Union Européenne en matière économique constitue un handicap :
– pour l’emploi, qui reste une préoccupation majeure ;
– pour la croissance, inférieure de 2 points à la moyenne mondiale.
– pour la recherche et l’innovation, en retard ;
– pour l’investissement productif, insuffisant ;
L’échec du référendum institutionnel en France et aux Pays-Bas a confirmé l’existence d’un déficit démocratique et d’un fort malentendu social.

Le bilan de la droite :
Qu’en dit la droit ? Qu’a-t-elle fait pour résoudre la crise ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quinquennat de Jacques Chirac n’est pas une réussite sur ce terrain. 
La droite, et en particulier l’UMP, ne propose rien de sérieux pour l’Europe.
Le discours tenu reste celui de l’inter-gouvernementalité classique. Les fanfaronnades du candidat de l’UMP vis-à-vis de l’euro cher sonnent faux, dès lors qu’il ne préconise pour la France et pour l’Europe, qu’un modèle économique et social toujours plus libéral. Les références à un « mini traité » au rabais témoignent d’une absence d’ambition et d’une incompréhension persistante des causes du rejet du traité institutionnel en 2005.

Les propositions du Parti Socialiste : La relance de la construction européenne, au plan politique et social, est une nécessité.
Elle suppose aussi des progrès en termes de défense et dans le domaine économique.
L’Europe est un outil majeur face à la mondialisation, un enjeu décisif pour ne pas la subir.
C’est également un facteur de stabilité et de paix sur le continent.
Il s’agit du plus sûr moyen pour peser sur tous les grands enjeux de la planète (économiques, environnementaux, énergétiques).
La place de la France dans le monde se joue aussi, dans et à travers une Europe puissance.

Nous avons besoin d’une Europe plus protectrice en lien avec des politiques communes clairement identifiées et solidement financées :
     – en matière de recherche et d’innovation afin de combler au plus vite un retard inquiétant ;
     – dans le domaine énergétique, pour assurer la sécurité, la continuité, et la diversification ;
     – en termes d’environnement, pour mieux peser sur les évolutions planétaires et tenter d’inverser les tendances à l’oeuvre ;
     – au plan des services publics à travers une directive cadre relative à leur développement.

Il nous faut au plus vite un gouvernement économique européen de la zone euro, avec en corollaire une profonde évolution des critères d’appréciation de la Banque Centrale Européenne : l’emploi, la croissance, l’investissement doivent être au cœur des objectifs de la BCE au même titre que la stabilité des prix et de la monnaie.
L’élaboration d’un protocole social représente un impératif, si nous souhaitons relancer une Europe qui protège, une Europe qui rassure, une Europe qui assume son modèle social.
Face au déficit démocratique, nous avons besoin d’une Union politique et efficace.
Pour la paix et la stabilité du Monde, nous préconisons enfin le lancement à l’initiative de l’Union Européenne, d’une grande conférence pour la paix et la sécurité au
Proche-Orient.

Cela suppose la négociation d’un nouveau traité institutionnel dépassant les positions contradictoires observées en 2005, et à nouveau soumis à référendum.

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LE FINANCEMENT DU PACTE PRÉSIDENTIEL

Michel Sapin et Didier Migaud on présenté le financement des 100
mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal.

Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses
et 15 milliards d'économies). Il s'appuie sur des objectifs de
croissance de 2,5% et de réduction de la dette sans augmentation des
prélèvements obligatoires.

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3
milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de
500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte
contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4
milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans
les classes en ZEP).

Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus
largement la solidité et la cohérence du Pacte présidentiel.


Visualisez le document de présentation du financement en cliquant sur le titre

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samedi 24 mars 2007

LE CONSERVATISME DE FRANÇOIS BAYROU

Fini le duel Royal/Sarkozy pour le deuxième tour, les médias nous parlent maintenant d'un duo Sarkozy/Bayrou? Quelles sont réellement les propositions de François bayrou? Existent-elles? 

François Bayrou ne dit rien. Il est vrai que le flou domine dans ses discours. Mais cela n’est pas exact quand on prend la peine de regarder les choses de près.

D’abord les mesures qu’il propose pour ce qui concerne l’essentiel, le travail, les relations sociales, l’emploi, la fiscalité, s’apparentent fortement à celles qui figurent dans le programme de Nicolas Sarkozy.
Ensuite, parce qu’il développe une vision profondément conservatrice de la société.

Le changement qu’il dit vouloir incarner n’est que politicien, installer l’UDF en position centrale, aux dépens de la gauche, et dans une alliance rééquilibrée avec l’UMP. C’est là que passe toute sa volonté réformiste. Pour le reste c'est le conservatisme qui prévaut.

Une société figée :

Son livre « Projet d’espoir » n’est ni un projet, ni un programme. II cultive fondamentalement la nostalgie d’une France « où les choses sont à leur place » (NB : discours du Conseil National de l’UDF.2006). C’est une France des notables qu’il dessine. Ce caractère se marque nettement lorsqu’on examine la question clef du partage des richesses. François Bayrou dit refuser de supprimer l’Impôt Sur la Fortune. Mais il le vide de sa substance en le transformant en « Impôt sur le Patrimoine » limité aux très grandes fortunes.

Proche de Nicolas Sarkozy sur ce point encore, il propose comme seule politique de
l’emploi une baisse des cotisations patronales, d’une part sur les heures supplémentaires, et d’autre part, sur les « deux premiers emplois créés par une entreprise ». Deux mesures essentiellement favorables au patronat. Comme le MEDEF, il est favorable à un contrat unique précarisant les emplois. Il défend la notion de rupture du contrat par « consentement mutuel » ce qui place en position défavorable les salariés. Ces mesures d’un strict libéralisme lui ont été conseillées par Alain Madelin et Charles de Courson.

Le ralliement d’Armant Fillias, Président du parti libéral, n’est qu’un signe supplémentaire. La « social-économie » tient surtout du slogan
(rappelons nous de celui la "fracture sociale").


L'enseignement : 1994 - remise en cause de la loi Falloux pour favoriser l’école privée.

Ce qu’il propose effectivement pour demain, c’est une politique de « tri » scolaire pour séparer les élèves faibles des autres. « Certificat d’études » pour les élèves voulant entrer en 6ème, « pédagogie encadrée » pour les collégiens indisciplinés, création de « classes d’excellence », règles de discipline calquée sur celles appliquées dans l’enseignement privé, etc… Ce conservatisme peut séduire car il est une promesse de statu-quo, mais il aggravera les problèmes de l’éducation.
 

Une « révolution » institutionnelle conservatrice :


François Bayrou a construit toute sa campagne sur une promesse de changement institutionnel. Que produirait ce changement ? Il se garde bien de le dire.
L’idée d’une « Union Nationale » ou d’une « Union des meilleurs » veut s’inscrire dans un bon sens populaire. Cela a toujours été présent dans le débat politique français.
Des circonstances exceptionnelles peuvent justifier un regroupement des partis, la guerre étrangère, l’occupation du pays, les risques de guerre civile. Mais cela ne dure jamais longtemps. Car la démocratie a besoin de choix clairs. C’est une condition pour pouvoir appliquer des politiques cohérentes. C’est bien là une nécessité pour les Français aujourd’hui dans la mesure où le débat n’a pas eu lieu en 2002.
Or, le projet politique de François Bayrou doit être vu pour ce qu’il est. Il s’agit de rééquilibrer les rapports de force à droite. François Bayrou n’a pas digéré les conditions de la création de l’UMP en 2002 qui passait par la disparition de l’UDF. Sa revanche à prendre passe évidemment par son ambition personnelle. Mais elle consiste également à créer un nouveau parti de centre-droit. Pour crédibiliser ce projet, François Bayrou a lancé des « oeillades à l’électorat de gauche pour progresser dans les sondages et attirer ensuite une part nouvelle de l’électorat de droite.

Ses propositions institutionnelles sont peu novatrices. Le seul point net est le retour d’un mode de scrutin proportionnel à l’allemande pour rendre possible l’enracinement d’un nouveau parti. Mais sur le reste, il défend une République fondamentalement présidentialiste. Et lorsqu’il parle de la VIème République, il ne s’agit pas des réformes que propose Ségolène Royal, mais d’une vision qui va même au-delà de la conception, « gaulienne » ou « giscardienne ». Pour François Bayrou, en effet, « le Président détermine la politique de la nation » et « le Premier ministre redevient le Premier des ministres ». Sur le rôle du Parlement, il se contente de phrases générales (« le passage d’une loi en force doit être interdit ». La proposition de créer des « autorités de contrôle » saisies par les citoyens et directement inspirée du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal.

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jeudi 22 mars 2007

RETRAIT DE LA LOI ROBIEN

Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est engagée mardi à retirer le décret Robien, à l'origine de la grève des enseignants, si elle accède à l'Elysée.

"Ce décret sera retiré (...) L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF", a déclaré Mme Royal sur M6.

Le décret Robien, qui permet au ministère de l'Education de supprimer 3.000 postes, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.

Elle a assuré que la rentrée de septembre 2007 "se fera en restituant les moyens qui ont été retirés", notamment "5.000 postes (qui) seront remis dans les établissements scolaires".
Mme Royal a promis de ne plus faire de "réformes inutiles qui déstabilisent" l'école.

Lors d'un point de presse, Jack Lang, conseiller spécial de la candidate, a de son côté déclaré que les socialistes étaient "solidaires du mouvement des professeurs qui se battent pour leur dignité".
L'ancien ministre de l'Education nationale a accusé le gouvernement d'avoir provoqué "une hémorragie budgétaire" dans l'éducation depuis cinq ans et supprimé "120.000 postes et emplois".
Il a rappelé que Ségolène Royal envisageait "une loi de programmation" pour prévoir "dans les cinq ans, la création d'emplois" dans le secteur de l'éducation .

Jack Lang s'est étonné par ailleurs des critiques venues du camp UMP sur le décret du ministre de l'Education nationale. "C'est du jamais vu, c'est étonnant, surréaliste", a-t-il jugé, en ajoutant que la campagne de la droite "manquait de sérieux, d'honnêteté et de rigueur intellectuelle".


LISEZ LA LETTRE DE SÉGOLÈNE ROYAL AUX ENSEIGNANTS EN CLIQUANT SUR LE TITRE

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mardi 13 mars 2007

MANIFESTATION DU SAMEDI 10 MARS 2007 A MADRID

Une fois de plus Nicolas Sarkozy marque son attachement aux leaders du PP (Partido Popular, droite extrême d’Espagne et parti d’opposition au gouvernement) en ajustant son calendrier à celui de Madrid...

En effet, ce samedi 10 mars, pendant que Mariano Rajoy organisait son meeting dans les rues mêmes de Madrid (il n’avait sans doute pu louer de salle) et, sous l’excuse d’une condamnation de l’ETA il en profitait pour appeler les foules à se révolter contre le gouvernement de J.L.R. Zapatero en réclamant sa démission, Nicolas Sarkozy, lui, proposait la création d’un ministère à l’immigration et à l’Identité Nationale.

Accoler immigration et identité nationale serait plutôt digne du candidat d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen (encore en quête de signatures). Glissement de la droite gaullienne vers la droite d’Aznar et de Le Pen ?

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jeudi 8 mars 2007

DISCURSO DE SEGOLENE ROYAL EN BERLIN

El 5 de marzo, Ségolène Royal se reunió con los franceses residentes en Alemania 
y les presentó su programa para los franceses del extranjero. Aquí está traducido al español.

"Estimados compatriotas, queridos amigos,

Dejadme expresaros el placer de estar con vosotros esta noche en Berlín, para dirigirme a todos los franceses de Alemania pero también a todos los franceses en el extranjero.

Quiero dejar claro que los dos millones de franceses establecidos en el mundo son los mejores representantes de nuestros valores, de nuestra cultura y de nuestra economía. La presencia de los franceses en el mundo es esencial para la difusión de Francia en la globalización. Francia debe escucharles, apoyarlos y protegerlos. Trataré de respetarlo.

• Apoyaré a las comunidades francesas impulsando la acción pública. Reforzaré el servicio público en el extranjero gracias a una red más eficaz de consulados que puedan llevar a cabo sus misiones de proximidad con unos medios económicos y humanos renovados.

• La seguridad de las comunidades francesas tendrá un papel especial. La formación del personal diplomático y consular para gestionar las crisis constituirá una prioridad. La cooperación consular europea será uno de los ejes de la presidencia francesa en la Unión Europea. Estoy convencida de la necesidad de coordinar los medios para garantizar la protección de los ciudadanos europeos en el mundo. Para eso se deberán sistematizar el diálogo entre los gabinetes de crisis y las unidades de vigilancia del conjunto de los Estados Miembros de la Unión Europea.

• Se adoptará una ley de indemnización de bienes profesionales y personales por problemas políticos, expoliación, guerras o por catástrofes naturales.

• Se garantizará fuera de la Unión Europea el acceso de todos los franceses a una protección social mínima antes del final de la legislatura, con unos acuerdos con los organismos del país de residencia y con la reforma de los centros médicos de los consulados. El campo de actividades de la “Caja Nacional de Solidaridad para la Autonomía Personal” se extenderá a la tercera edad y a los minusválidos.

• En la Unión Europea, pediré que se suavice el reglamento, autorizando una atención médica específica en otro Estado que el del asegurado, con el fin de que los pacientes puedan elegir un centro de atención de proximidad para su familia. Me comprometo a mantener el seguro social de los trabajadores jubilados en el mismo país donde reciben su pensión.

• La continuidad de la protección social francesa se asegurará durante un año a todos los franceses que promuevan un proyecto económico, cultural o social en el extranjero. La situación del personal empleado por el Estado francés en los países extranjeros y de los becarios se mejorará con el fin de suprimir situaciones indignas observadas en numerosos países.

• Los consulados adoptarán un dispositivo de asistencia a las mujeres francesas y sus niños que sufren violencia de género, matrimonio forzado o repudiación.

Los costes de escolaridad en los centros de la “Agencia para la Enseñanza Francesa en el Extranjero” se reducirán a la mitad antes de 2012 y la tutela del Estado se extenderá al Ministerio de Educación. Me comprometo a desarrollar la enseñanza de las ramas bilingües en los estados miembros de la Unión europea y de la OCDE. Se doblará el presupuesto para el programa “Francés, Lengua Materna” para fomentar el aprendizaje del francés desde la infancia.

• La situación de los estudiantes franceses que residían en países extranjeros se tratará con la prioridad adecuada, en el marco del “Contrato de Autonomía” propuesto por las asociaciones y sindicatos de estudiantes. Esto permitirá a todos estos jóvenes franceses venir a estudiar a Francia, reduciendo el coste de los estudios para sus familiares.

• Un programa de formación profesional se desarrollará en el marco consular, con las empresas francesas y los centros de formación del país de residencia.

• Se creará una Agencia de Cooperación Cultural, Científica y Técnica para dar sentido a la acción de Francia en la escena internacional en estos ámbitos tan importantes.

• Para llevar estos proyectos a cabo, se necesitará una reforma completa de la representación política de los franceses en el extranjero. Se basará en representarles en la Asamblea Nacional con la transformación de la “Asamblea de los Franceses del Extranjero” en un Consejo General dotado de competencias y medios efectivos.

• Habrá que tratar el tema del voto a distancia. La distancia entre las urnas y los electores no debe constituir un obstáculo a la participación electoral en el extranjero. No se puede aceptar que Francia figure entre los diez de los veintisiete Estados Miembros de la Unión Europea que excluyen este tipo de voto.

También quiero dejar claro aquí que no tengo la intención de establecer una contribución fiscal a cargo de los franceses del extranjero a pesar de que existen unas situaciones chocantes de exilio fiscal.

Son mis propuestas para los franceses del extranjero. Revelan una ambición: dar a cada uno su sitio y su papel en la comunidad nacional. Esto es lo que quiero para mis compatriotas residentes en el extranjero. Francia
es grande cuando sabe abarcar a todos sus ciudadanos, cuando no olvida ni descuida a nadie."

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mardi 6 mars 2007

DISCOURS DE S. ROYAL A BERLIN, 5 mars 2007

Ségolène Royal a assuré lundi qu'elle n'instaurerait pas, si elle était élue, de "contribution fiscale des Français de l'étranger".
Devant quelques centaines de Français réunis à Berlin, elle a rejeté l'idée avancée début février par le socialiste Dominique Strauss-Kahn d'une "contribution citoyenne" des Français de l'étranger."Je n'ai pas l'intention d'établir une contribution fiscale spéciale des Français de l'étranger, aussi choquants que soient certains exils pour raison fiscale", a déclaré Mme Royal.

Voici quelques extraits du discours de Ségolène Royal, qui prend clairement position par rapport à nous, français de l'étranger, contrairement à François Bayrou qui n'en a aucune (se doute-il de notre existence?) et à Nicolas Sarkozy qui nous méprise.


"Chers compatriotes, chers amis,

Laissez-moi vous dire tout mon plaisir d’être avec vous ce soir à Berlin pour m’adresser aux Français d’Allemagne et plus largement à tous les Français de l’étranger.

Je veux saluer de nombreux visages amis, à commencer par Huguette Meixner et chaque membre de la section du Parti Socialiste à Berlin. Je sais tout le travail et le cœur qu’ils ont mis à la préparation de notre rencontre et je leur dis ma sincère reconnaissance. Je salue aussi la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste et ses milliers d’adhérents à travers le monde, aujourd’hui en campagne auprès de nos 850,000 compatriotes inscrits dans les 545 bureaux de vote à l’étranger en avril et mai prochains. Merci aux radicaux de gauche et aux représentants des comités Désirs d’Avenir en Allemagne d’être là également, tout comme au Président de l’ADFE – Français du Monde, François Nicoullaud. La gauche à l’étranger doit tant au travail opiniâtre mené depuis plus de 25 ans par l’ADFE aux côtés des partis politiques. Je salue enfin Monique Cerisier-Ben Guiga, Sénatrice des Français de l’Etranger, ainsi que les élus d’Allemagne à l’Assemblée des Français de l’Etranger Claudine Lepage, Patricia Neu-Blotenberg, Claude Chapat et Michel Chaussemy.

Ebenfalls will ich unsere deutschen Freunde begrüssen. Vielen Dank für eure Anwesenheit. Das freut mich sehr. Es ist das wichtigste Symbol, dass eine nationale Wahl gar keine exklusive nationale Dimension mehr hat. Für ihre wertvolle Unterstützung bin ich der SPD ganz dankbar.


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Comme tant de femmes et d’hommes aujourd’hui, j’ai grandi dans la paix et je sais combien ces décennies passées loin des conflits les plus sanglants de l’histoire doivent à la réconciliation franco-allemande. Vous connaissez mon attachement à l’œuvre politique du Président François Mitterrand. Dans son ouvrage posthume « De l’Allemagne, de la France », François Mitterrand parlait de « la prédestination de l’Allemagne et de la France, que la géographie et leur vieille rivalité désignent pour donner le signal de l’Europe ». Cette leçon est plus que jamais actuelle.

Je souhaite rendre au couple franco-allemand la force d’initiative qu’il a perdue en Europe. Je veux renouer avec le volontarisme politique d’Helmut Kohl et de François Mitterrand pour redonner au couple franco-allemand cette feuille de route dont la destination ne peut être que celle de la construction de l’Europe politique et sociale.


La France doit revenir à la table de l’Europe. L’Europe reste notre grande ambition, une Europe solidaire et dynamique, qui protège ses citoyens et les aide à trouver leur place dans la mondialisation. Nous devons intégrer les citoyens au rang d’acteurs et de juges du débat européen, en faisant l’Europe par la preuve.

L’exemple des difficultés actuelles d’Airbus souligne la nécessité de l’engagement politique dans le débat européen. Il est inacceptable que les salariés paient de leur emploi les erreurs de gestion et l’absence volonté de l’Etat actionnaire. J’ai rencontré les salariés d’Airbus la semaine passée. La puissance publique doit s’engager pour que cette entreprise, à la pointe du savoir-faire et au carnet de commande plein pour 5 ans, réponde différemment à ses difficultés actuelles. Il en va de l’avenir de l’industrie aéronautique européenne. Je refuse de le laisser uniquement à l’appréciation du marché.

L’Allemagne, qui préside l’Union européenne ce semestre, trouvera en moi à compter du mois de mai une interlocutrice ouverte et déterminée à relayer ses efforts durant la présidence française en 2008. Les deux prochaines années seront critiques pour l’avenir de l’Union et je m’y donnerai pleinement.

Au-delà de l’engagement des deux gouvernements, je souhaite renforcer la dimension citoyenne de la relation entre la France et l’Allemagne. Je souhaite notamment que l’éducation et la formation soient la toute première priorité du couple franco-allemand dans les années à venir.

Voilà quelques mesures concrètes que nous pourrions mettre en place, afin de donner à chaque Allemand et à chaque Français l’occasion de vivre pleinement sa citoyenneté européenne :
Le développement de campus universitaires franco-allemands, inspirés par les exemples réussis de l’Institut franco-allemand de Sarrebruck et du cycle franco-allemand mis en place à Nancy par l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Les employeurs sont friands de diplômés maîtrisant non seulement les deux langues, mais plus encore les deux cultures.
La reconnaissance de tous les diplômes scolaires, universitaires et professionnels pour l’accès à l’emploi: il subsiste encore trop de protectionnisme caché. Cela est inacceptable et doit prendre fin immédiatement.


Je propose également la tenue d’assises générales des institutions franco-allemandes dès 2008, dont le but serait d’évaluer et de coordonner leurs activités, de même que de donner une plus grande lisibilité à leur action. Les assises seraient ouvertes à tous les représentants politiques, institutionnels, administratifs, locaux, régionaux et associatifs, et auraient pour objectif de promouvoir l’éducation et la formation des jeunes Allemands et Français dans une perspective européenne. Elles devraient également dresser sans concession un état des lieux d’institutions dotées d’un fonctionnement trop souvent bureaucratique et dont la mission n’est plus guère adaptée aux défis de notre temps.

Il faudra notamment s’interroger sur la pertinence de certaines réformes entreprises ces dernières années et qui, parce trop guidées par des intérêts partisans, n’ont nullement su irriguer la relation franco-allemande. Je pense en particulier à la mauvaise réforme de l’Office Franco-Allemand de la Jeunesse (OFAJ).

Enfin, je suis à l’écoute de l’expérience et du vécu que rapportent très utilement les Conseillers des Français d’Allemagne à l’Assemblée des Français de l’étranger. En Allemagne, comme également en France d’ailleurs, les difficultés diverses rencontrées par de nombreuses familles binationales méritent que le sujet de la famille soit abordé de front.


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Tout ceci souligne combien l’engagement citoyen outre frontière est important.

Je veux dire haut et fort ce soir à Berlin que les deux millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. Leur présence outre-frontière est essentielle pour le rayonnement de la France dans la mondialisation. La France doit les écouter, les soutenir et les protéger. Je m’y attacherai.

Je soutiendrai les communautés françaises en réhabilitant l’action publique. Je renforcerai le service public à l’étranger avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés.

L’accent devra être mis en particulier sur la sécurité des communautés françaises. La formation du personnel diplomatique et consulaire à la gestion de crise sera une priorité. Je ferai de la coopération consulaire européenne l’un des axes de la Présidence française de l’Union européenne. Je crois à la mutualisation des moyens dans ce domaine afin de garantir la protection des Européens dans le monde. Les relations entre les cellules de veille et de crise de l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne devront être systématisées.

Hors de l’Union européenne, l'accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat, par des accords avec les caisses des pays de résidence et la réforme des centres médicaux sociaux consulaires. Le champ d’activités de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie sera étendu aux séniors et handicapés français de l’étranger.

Dans l’Union européenne,je demanderai que soient assouplies les règles autorisant les soins médicaux lourds dans un autre Etat que celui d’assurance , afin que les patients puissent être soignés par le praticien de leur choix, à proximité de leur famille et amis. Je m’engagerai en faveur du maintien de l’assurance sociale des travailleurs frontaliers retraités dans le pays où leur pension est versée.

La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger. La situation des agents de l’Etat recrutés locaux et des stagiaires sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.

Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations. Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée.

Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale. Je m’engagerai pour le développement des filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.

La situation des étudiants français issus de l’étranger sera traitée en priorité dans le cadre du « contrat d’autonomie » proposé par les associations et syndicats d’étudiants. Cela permettra à tous ces jeunes Français de venir étudier en France, en réduisant le coût des études pour des familles vivant souvent de faibles revenus locaux.

Un programme de formation professionnelle sera développé dans le cadre consulaire en liaison avec les entreprises françaises et les centres de formation du pays de résidence.

Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.

Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique des Français de l’étranger sera conduite. Elle reposera sur la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée Nationale et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de véritables compétences et moyens.

Enfin, il faudra avancer résolument sur la question du vote à distance. La distance entre l’urne et l’électeur ne devra plus être un obstacle à la participation électorale à l’étranger. Il n’est pas acceptable que la France figure parmi les dix des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne excluant toute forme de vote à distance au bénéfice de ses ressortissants à l’étranger.

Voilà mes propositions pour les Français de l’étranger. Elles incarnent une ambition, celle de donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale. C’est ce que je veux pour nos compatriotes à travers le monde. La France est grande lorsqu’elle sait s’adresser à tous ses enfants, lorsqu’elle ne néglige ni n’oublie personne.

Je veux dire clairement ici, puisque cela a été évoqué que je n’ai pas l’intention d’établir une contribution fiscale à charge des Français de l’étranger, aussi choquants que soient certains exils pour raisons fiscales.

En m’exprimant aujourd’hui depuis Berlin, en évoquant la dimension citoyenne de l’amitié franco-allemande et en développant mes propositions pour les Français de l’étranger, c’est aussi du rôle de la France dans le monde et de la façon dont j’en conçois l’action extérieure que j’ai parlé. Une France généreuse, exigeante sur ses valeurs et portée à l’universel.

La sensibilité européenne et la solidarité internationale sont au cœur de mon Pacte Présidentiel. Toutes deux trouveront leur expression dans la diplomatie que j’entends conduire. Je ferai de la solidarité avec le Sud une réalité. Je m’engagerai dans les instances internationales pour rééquilibrer les effets du marché et de la mondialisation sauvage dans les domaines sociaux et environnementaux. La paix, la justice, le multilatéralisme et le développement partagé seront les fils conducteurs de mon action internationale.

J’agirai pour que partout, la France soit reconnue et aimée à la hauteur de son engagement universel.

J’ai besoin de vous à l’étranger pour gagner l’élection présidentielle. Aucune voix ne doit manquer. Je compte sur vous comme je vous engage à compter sur moi. Partout, je croise l’enthousiasme et l’espérance. Je les lis aussi sur vos visages à Berlin ce soir et je le devine, au-delà, dans ce que vous me rapportez de toutes nos communautés françaises.

La victoire est au prix de ce magnifique exercice de conviction à mener d’ici le 6 mai.

Avec vous, j’ai confiance.

Es lebe die deutsche-französische Freundschaft!

Vive la République! Vive la France!"


Ségolène Royal

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lundi 5 mars 2007

L'ACTUALITE D'AIRBUS COMMENTEE PAR SEGOLENE ROYAL

MONT-DE-MARSAN, 1er mars 2007, Ségolène Royal réitère sa confiance envers les citoyens français et dévoile sa stratégie concernant Airbus et pas là-même sa politique industrielle. Moments choisis :

"Chers amis, merci à vous d’être aussi nombreux rassemblés, aussi chaleureux, aussi enthousiastes. J’ai besoin de vous, portez-moi jusqu’au 22 avril, c’est grâce à vous que je suis forte. J’ai besoin de votre énergie. J’ai besoin de votre exigence, de votre citoyenneté, de votre engagement, de votre présence.

(…)

Je vous le dis, la politique, ça sert à quelque chose, et d’abord, ça sert à changer, et à changer en profondeur, ça sert à mettre fin à toutes les brutalités, à toutes les précarités, à toutes les injustices que la droite nous laisse. C’est à cette France-là en effet qu’il faut redonner confiance. C’est une nouvelle France que nous devons construire ensemble, et à vous voir aussi mobilisés, j’ai confiance.

(…)

Nous sommes à moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. Ce premier tour décidera grandement de l’issue du scrutin. Rien n’est fait, je l’ai dit tout à l'heure, nous devons conquérir la confiance de beaucoup de nos concitoyens qui hésitent encore et qui doutent. Mais je voudrais rappeler ici les ravages que peuvent produire l’effacement des enjeux et l’oubli des clivages essentiels.
Le premier tour détermine toujours la dynamique de victoire, et c’est pourquoi, si on veut la victoire de la gauche qui autorise le changement et qui ouvre l’espérance, il faut être au rendez-vous le 22 avril prochain, car la France a besoin d’un changement profond, et une fois de plus, hélas, l’actualité en donne la preuve de ce besoin de changement et de cette nécessité de faire autrement, et en particulier pour la bataille pour l’emploi.

Oui, un séisme industriel menace notre pays, et plus largement l'Europe, et je veux parler d’Airbus.

(…) La cacophonie gouvernementale entre un Premier ministre, qui, actuellement, affiche théoriquement une posture volontariste, l'État doit jouer son rôle, et un ministre candidat qui a expliqué en début de semaine, mais paraît-il cela évolue, que tout cela n’est pas de la responsabilité d’un homme politique et que l'État ne peut rien faire.
Moi, je vous dis tout le contraire : non seulement l'État peut faire mais l'État doit faire. La puissance publique doit assumer ses responsabilités.
L’emploi est le cœur de l’engagement politique, et donc l’enjeu de cette élection présidentielle. On le voit sur cet exemple, il est sur le choix clair entre un État impotent, un gouvernement impuissant, et au contraire, un État fort qui assume ses responsabilités et qui considère que la bataille pour l’emploi est au cœur aujourd’hui de l’action politique parce que c’est le chômage qui sape et qui ronge les fondements de la France qui veut à nouveau se tenir debout.
Et j’en prends ici l’engagement, avec moi, l'État sera fort, il sera juste, il sera à sa place, il aidera les entreprises qui créent et qui avancent, il réconciliera la France avec les vrais entrepreneurs, ceux que nous aiderons, et ceux que nous n’aiderons plus, ceux qui empochent des fonds publics et qui profitent des effets d’aubaine, ou qui ne donnent pas en retour les créations d’emploi qu’appelle l’investissement public dans les entreprises.

(…) Il faudra mettre fin à ces logiques financières dans le seul but de rassurer les marchés et les actionnaires privés. Ce qui manque cruellement et ce qu’il faudra mettre en place rapidement, c’est une stratégie industrielle et des innovations pour le renouvellement de la gamme d’avions et surtout pour le maintien du potentiel de recherche et de développement en Europe.

(…) En deuxième lieu, le cas d’Airbus montre l’urgence d’une réforme profonde du pilotage des entreprises, de transparence, de rigueur, d’éthique dans le management. On voit la nécessité, et je le répète, de prévoir la présence des salariés dans les conseils d'administration, et cette remise à plat se fera avec les syndicats de salariés.

Enfin, je le dis, les États européens doivent recapitaliser de façon stable l’entreprise pour éviter toute fermeture d’usine, avec une stratégie gagnant/gagnant avec les salariés. C’est possible en contrepartie de l’absence des fermetures d’usine.

(…) L’enjeu est donc considérable, il s’agit de relever ce défi, de montrer qu’il est possible de faire autrement, et la gauche que l’on a dit si souvent incompétente sur le plan du développement économique, je le revendique aujourd’hui, je crois que c’est étant ferme sur un certain nombre de valeurs, et en particulier sur le respect des salariés et des stratégies industrielles qui créent de la vraie valeur ajoutée, que nous ferons, oui, nous, la gauche, de l’efficacité économique, et que nous réussirons. "


Ségolène Royal

Pour écouter et lire dans son intégralité le discours de Ségolène Royal à Mont-de-Marsan , cliquez sur le titre.

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mercredi 28 février 2007

NICOLAS SARKOZY S'INVITE A MADRID

MADRID, mardi 27 février, 19h00, Nicolas Sarkozy réitère son appel aux français de l’étranger (qu’il considère avant tout comme EXPATRIES) à revenir en France alors que Ségolène Royal s’exprimait en ces termes le 24 octobre dernier : « Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure. »

Cette « réunion d’information » a bel et bien été comprise par les journalistes espagnols comme une CHASSE AUX VOIX des français résidents à l’étranger. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs profité de l’occasion pour offrir son soutient à Mariano Rajoy, actuel lider du PP et rappeler son amitié pour José María Aznar, en le félicitant pour sa gestion apparemment « réussie » (pour l’envoi de ses troupes en Irak ?) de son gouvernement. Cela ne l’aura pourtant pas empêché quelques heures auparavant de rencontrer J. L. R. Zapatero... Quel message aura transmis notre ministre de l’intérieur au président du gouvernement socialiste ? Bien différent de celui que Ségolène Royal transmît le 16 septembre 2006 à Madrid lors du congrès organisé par la vice présidente espagnole, Maria Teresa Fernández de la Vega, sur le thème de la femme dans la société et lors de sa rencontre avec J.L.R. Zapatero sur le thème de l’immigration…

Le discours de Nicolas Sarkozy, très proche de celui qu’il fit à Londres, a été très critique envers la France actuelle et beaucoup plus propre d’un candidat de l’opposition que d’un membre du gouvernement, précisément lorsque l’on est ministre de l’intérieur.

Malheureusement la visite de Mr Sarkozy à Madrid a été entachée par l’affaire qu’à révélée le Canard Enchaîné le jour même, dont nous ne pouvons dans ce site, pour des raisons évidentes, en dévoiler le contenu et qui a été repris par la presse espagnole.

Pour relire la lettre envoyée par Ségolène Royal aux français de l'étranger, cliquez "lire plus".


"Paris le 24 octobre 2006


Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.


Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie.La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.

Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons-lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!

A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.


L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger.
La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.


Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations.
Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.


Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale.
Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.


Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.


Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité.


Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.


A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre cœur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.


Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage.

Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.

Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction européenne sur les rails."


Ségolène ROYAL

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mardi 27 février 2007

REVUE DE PRESSE DE SEGOLENE ROYAL

Ecoutez la revue de presse de Ségolène Royal sur France Inter en cliquant sur le titre.

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CAMPAGNE ELECTORALE : COUP DE SIFFLET

François Hollande,premier secrétaire du Parti socialiste

"Le dimanche 11 février restera comme le point de départ de la campagne présidentielle. Ségolène Royal aura, par son discours, marqué les esprits et fixé la donne. Son pacte présidentiel est désormais au coeur du débat. Et c’est autour de ses propositions que l’élection doit se faire.

Notre pays réclame un choix digne de son passé, à la hauteur des défis d’aujourd’hui et qui prépare notre destin commun. C’est l’enjeu : voter en connaissance de cause, ne pas se laisser abuser par une nouvelle mystification comme en 1995,ne pas se laisser imposer un malentendu cruel comme en 2002, mais avoir un affrontement clair entre la gauche et la droite.
Nous sommes devant un candidat de la droite dure qui, tout en citant Blum et Jaurès, veut en finir avec le modèle social français. Nous devons mener une campagne fondée sur la clarté, bilan contre bilan, projet contre projet.

La clarté, c’est d’abord rappeler que la continuité a son candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Il est comptable du bilan du gouvernement depuis 2002 : réforme des retraites de Raffarin, plan sur l’assurance maladie de Douste-Blazy, loi sur l’école de Fillon, CPE, privatisation de GDF de Breton... Nicolas Sarkozy sait que, sur son bilan, comme sur son projet, il ne peut être élu. Alors, il mène une campagne de confusion pour gommer les clivages, pour réveiller les peurs et
pour discréditer l’adversaire.

Le changement n’a qu’une candidate, Ségolène Royal. Elle est la seule à porter un projet alternatif à la droite, la seule qui puisse être présente au second tour, la seule qui incarne l’espérance.

À chacun maintenant de mener la bataille de la conviction autour des 100 propositions de Ségolène Royal. Nous devons être partout ses porte-parole auprès des Français et mettre l’espoir du côté du changement et de la gauche."

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lundi 26 février 2007

SEGOLENE ROYAL A VILLEPINTE

Le dimanche 11 février à Villepinte a marqué un tournant déterminant dans la campagne aux présidentielles. Ségolène Royal est apparue déterminée et a prononcé un discours de présidente.
Elle a dévoilé un « pacte présidentiel » complet et qui fait honneur à la gauche.
Contrairement à Nicolas Sarkozy qui ne cesse d’opposer les français les uns contre les autres, d’exacerber les peurs et l’individualisme, Ségolène Royal fédère. Elle favorise une perspective commune à tous les français : « plus juste la France sera plus forte ».

Sa vision politique est non seulement économique et sociale mais aussi internationale. Son discours, particulièrement bien structuré, a permis d’aborder dans un premier temps la politique intérieure par rapport à la dette de la France, la création d’entreprises, l’innovation et la recherche et enfin la réforme de l’état. Puis, les problématiques sociales ont pris le devant de la scène par rapport aux jeunes et à leur entrée dans la vie active, les problèmes du logement et du chômage, le devoir de solidarité, d’éducation et de santé et sa volonté de lutter contre les violences urbaines. Enfin Ségolène Royal a démontré qu’elle a l’étoffe de présidente en abordant des thèmes plus profonds avec son « pacte d’excellence environnemental », de continuité territoriale, la redéfinition d’une Europe plus solidaire et enfin avec sa volonté d’ »élever la voix de la France » à l’échelle internationale.

Ségolène Royal ne s’est dérobée devant aucune de ses responsabilités. Elle n’a flatté aucune clientèle parce que si « tout est possible », tout n’est pas souhaitable. Elle a défendu ce qui fonde ses engagements.

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RESUME DES PROPOSITIONS DU PACTE PRESIDENTIEL

Développer la recherche et l’innovation et la création d’entreprises :

1 - Augmentation du budget de la recherche de 10 % par an.
2 - Pour réduire les risques de délocalisations et mettre en place une politique industrielle : création d’une Agence nationale de réindustrialisation.
3 - Soutien aux PME avec la création de fonds publics régionaux de participation, en leur réservant une part dans les marchés publics.
4 - Priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
5 - Sécurisation du parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d’entreprises (simplifications), en généralisant les ateliers de la création, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel.

Réformer l’Etat :

6 - Réforme de l’État : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par l’Internet.

Augmenter le pouvoir d’achat et améliorer les conditions de vie:

7 - Augmentation des salaires : Le SMIC à 1 500 euros, le plus tôt possible dans la législature. Conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux en juin 2007. Cette conférence sera ensuite annuelle afin de tirer vers le haut tous les salaires.
8 - Revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites. Versement mensualisé du minimum vieillesse. Paiement des retraites de la sécurité sociale rétabli au 1er jour de chaque mois.
9 - Revalorisation immédiate de 5 % des allocations aux personnes en situation de handicap.
10 - Doublement de l’allocation de rentrée scolaire.
11 - Réduction des coûts bancaires. Plafonnement des agios et des pénalités liées aux incidents de paiement. Création d’un service universel bancaire de base, favorisant les prêts sociaux et le micro-crédit. Réglementation de la publicité pour les prêts à la consommation.
12 - Une sécurité logement tout au long de la vie. « Bouclier logement » limitant à 25 % le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes. Construction de 120 000 logements sociaux par an. • Substitution de l’État aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU. Création d’un service public de la caution. Conditionnement des avantages fiscaux à une modération des loyers. Acquisition-réquisition des logements vacants spéculatifs. Extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété. Sanction financière pour les communes qui ne créent pas d’hébergement d’urgence.
13 - Mettre en place plusieurs indices des prix reflétant la dépense des ménages (minima sociaux, SMIC, retraites).

Lutter contre la précarité :

14 - Aides publiques aux entreprises conditionnées à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels. Remboursement en cas de délocalisation.
15 - Modulation des exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail. Abrogation du CNE.
16 - Développement de la négociation collective à tous les niveaux, notamment sur les questions d’organisation et de conditions de travail, de pénibilité,de temps partiel subi. Sur les 35 heures : ouverture de négociations pour consolider cet acquis et supprimer ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés. Sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active
17 - Création d’un droit au premier emploi des jeunes. Au-delà de six mois de chômage, accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ouverture de 500 000 emplois-tremplins aux jeunes,
18 - Prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet. Favoriser le retour à l’emploi
19 - Création d’un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima social reprenant le travail.
20 - Validation systématique des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaissance d’un droit individuel à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études. 21 Instauration d’une sécurité sociale professionnelle permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi.

Reconnaître la mission fondamentale des enseignants :

22 - Organisation d’états généraux des enseignants, pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire. S’attaquer à l’échec scolaire à la racine
23 - Service public de la petite enfance et scolarisation obligatoire dès 3 ans. Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle. Réaliser la promesse républicaine d’égalité scolaire
24 - Soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.
25 - 17 élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP. Dotation aux établissements de 25 % de plus que la dotation ordinaire,par élève en difficulté.
26 - Révision de la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire.
27 - Renforcement de la présence adulte dans les établissements.
28 - Implantation des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus. Épauler les parents en difficulté
29 - Emplois-parents permettant la généralisation d’« écoles des parents » et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité. Donner à notre université les moyens de l’excellence
30 - Adoption d’une loi de programmation qui porte, en cinq ans, la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcement de l’autonomie des universités dans le cadre national.
31 - Création d’un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
32 - Création d’une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
33 - Engagement du chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale. La culture, levier de la réussite scolaire
34 - Soutien à la création et à l’emploi culturels.
35 - Inscription de l’éducation et de la pratique artistiques à tous les niveaux,de la maternelle à l’université.

La santé pour tous :

36 - Mise en oeuvre d’un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves (cancer, sida, maladie d’Alzheimer, maladies orphelines).
37 - Financement pérenne de l’hôpital public, de manière à lui permettre de faire face à toutes ses missions en veillant à l’égalité territoriale d’accès aux soins.
38 - Ouverture de dispensaires, notamment dans les zones rurales.
39 - Carte santé jeune 16-25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. Contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.
40 - Renforcement des moyens de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail.
41 - Sanction des refus de soins aux bénéficiaires de la CMU.
42 - Adaptation des conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain.
43 - Lutte contre l’obésité, fondée sur une détection précoce.
44 - Rétablissement des moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière, pour des raisons de dignité et de santé publique.
45 - Renforcement de l’indépendance de la médecine du travail. 46 Promotion de médicaments génériques moins coûteux pour les pays en voie de développement.

Sécuriser les retraites :

47 - Ouverture d’une large négociation portant notamment sur la fixation d’un minimum de pension garantie s’approchant du SMIC, la revalorisation des petites retraites, la prise en compte du travail pénible et des charges de famille, l’augmentation de l’emploi des seniors, le mode de financement des régimes spéciaux, la remise à niveau du fonds de réserve des retraites. Dépendance et personnes âgées
48 - Développement du maintien à domicile des personnes âgées.
49 - Augmentation du nombre de places dans les structures d’accueil existantes.

Lutter résolument contre les violences

50 - Rétablissement de la civilité : Programmes d’éducation au respect de l’autre pour apprendre aux enfants à gérer les conflits par la parole plutôt que par la violence. Garantir à chacun de voyager sans crainte dans les transports en commun. Des gardiens dans tous les immeubles sociaux.
51 - Lutte contre les violences scolaires en renforçant la présence des adultes dans les établissements : Recrutement de surveillants des collèges. Attribution à chaque établissement d’une infirmière scolaire et d’une assistante sociale à temps plein.
52 - Fermeté face aux mineurs violents : - Mise en place d’une politique de prévention précoce de la violence : encadrement éducatif renforcé, mise en place de tuteurs référents. Développement de brigades des mineurs dans chaque commissariat des grandes zones urbaines. Sanctions fermes et rapides. Plan d’urgence pour la justice des mineurs (recrutement de juges des enfants, d’éducateurs, de greffiers). Suppression des peines de prison pour les mineurs en dehors des cas d’atteintes graves aux personnes ; développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire.
53 - Adoption d’une loi cadre sur les violences conjugales prenant en compte tous les aspects permettant
d’éradiquer ce fléau.
54 - Création d’une nouvelle police de quartier pour mieux assurer la sécurité quotidienne : Priorité aux renforcements quantitatifs et qualitatifs des zones sensibles. Affectation des policiers expérimentés, bénéficiant d’une réelle différenciation de rémunération, dans les secteurs plus difficiles
(avantages de carrières, aides au logement, etc.)
55 - Aide aux victimes : Modernisation du dépôt de plainte : amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via l’internet. Avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l’heure suivant le dépôt de plainte. Répondre au besoin de justice.
56 - Doublement du budget de la justice pour la rendre plus rapide et respectueuse des droits.
57- Accès à la justice des plus modestes facilité par le renforcement de l’aide juridictionnelle et des maisons de la justice et du droit. Mise en place d’un service public d’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes.
58 - Protéger les citoyens : - Présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue. Encadrement strict du recours à la détention provisoire en imposant notamment des délais butoirs. Renforcement des alternatives à la prison préventive. Réinsertion des détenus. Organe indépendant de contrôle des prisons.
59 - Rendre la justice impartiale et efficace : Modification de la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour garantir son pluralisme et l’équilibre entre magistrats et non magistrats. Organisation judiciaire en fonction des besoins et de la démographie de la population. Réforme de la justice du travail après consultation des acteurs concernés. Possibilité de conduire des « actions de groupe ».

L’excellence environnementale :

60 – Préparation de l’après-pétrole : • Soutien massif aux énergies renouvelables pour atteindre
20 % de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire. Pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.
61 - Lutte contre le changement climatique : Généralisation de l’isolation et des économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois. Prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières, pour développer les transports collectifs. Appliquer le principe pollueur-payeur. Éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail.
62 - Développement de la valeur ajoutée environnementale : Conditionnement des nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale). Encouragement des
éco-industries par une TVA tendant vers zéro.
63 - Mobilisation de la société au service de l’excellence environnementale : Vice-Premier ministre chargé du développement durable dont la compétence sera élargie à l’aménagement du territoire. Transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental.
64 - Création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME).
65 - Promotion d’une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement.
66 - Moratoire sur les essais d’OGM en plein champ.
67 - Prévention de l’impact des pollutions sur la santé : Inciter fiscalement les industries qui s’engagent à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH. Programme national de réduction de l’utilisation des pesticides. Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.
68 - Promotion d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

Démocratiser les institutions :

69 - Non-cumul des mandats pour les parlementaires.
70 - Introduction d’une part de proportionnelle pour l’élection des députés et modification du mode de scrutin pour l’élection des sénateurs.

Revalorisation du Parlement :

71 - suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires. Présidence des commissions des finances confiée à un parlementaire de l’opposition.
72 - Suppression du droit de veto du Sénat en matière constitutionnelle.
73 - Introduction de la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, propositions de loi d’initiative citoyenne...).
74 - Intégration à la Constitution d’une charte de la laïcité et défense de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
75 - Droit de vote aux élections locales pour les étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de cinq ans.

Revivifier la démocratie sociale :

76 - Concertation systématique et négociation préalable à toute réforme en matière sociale, en fondant la représentativité des organisations sur l’élection et en généralisant le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs.
77 - Promotion d’un syndicalisme de masse par un financement public transparent. Crédit d’impôt pour les cotisations syndicales.
78 - Service civique pour les jeunes. Protéger le pluralisme des médias
79 - Haute Autorité du pluralisme des médias dont les membres seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5es.
80 - Renforcement des mesures anti-concentration.
81 - Taxation des recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public. Outre-mer : assurer l’égalité, respecter la diversité
82 - Continuité territoriale garantie en imposant aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public.
83 - Enseignement sur l’outremer dans les programmes scolaires, notamment sur l’histoire de l’esclavage.
84 - Application à l’outre-mer des principes de l’excellence environnementale et notamment de la protection de la biodiversité.

Lutter contre les discriminations :

85 - Respect de l’égalité hommes- femmes, notamment au travail : Élaboration d’une charte pour l’égalité d’accès et l’égalité de traitement, ouverte à l’adhésion des entreprises et des services publics. Engagement de l’État pour une promotion égale des femmes et des hommes pour les emplois de responsabilité.
86 - Moyens renforcés pour la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE).
86 - Égalité des droits pour les couples de même sexe.

Redonner un nouveau souffle à l’Europe :

88 - Construction d’une Europe plus protectrice et plus en phase avec les besoins de ses citoyens. Politiques communes ambitieuses sur les enjeux majeurs : recherche-innovation, énergie, environnement. Directive cadre préservant le développement de services publics de qualité.
89 - Inscription dans les statuts de la Banque centrale européenne d’objectifs de croissance et d’emploi ; création d’un gouvernement de la zone euro.
90 - Protocole social tirant vers le haut le niveau de vie et la protection sociale dans tous les pays européens.
91- Négociation d’un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace.
92 - Lancement avec nos partenaires européens d’une initiative pour une conférence internationale de paix et de sécurité au Proche-Orient. Assurer la sécurité de la France
93 - Dotation pour notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Préservation de notre capacité de dissuasion nucléaire.
94 - Inscription de notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité. La France active pour la paix dans le monde
95 - Maîtrise de la mondialisation en oeuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : nouvelles hiérarchies des normes à l’OMC garantissant le respect des normes sociales et environnementales ; réforme du FMI et de la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain ; taxe sur les flux financiers de type Tobin.
96 - Véritable politique de codéveloppement en favorisant les projets concrets et en associant directement les bénéficiaires.
97 - Relance de la coopération euroméditerranéenne. Immigration
98 - Visa permettant des allers et retours multiples sur plusieurs années.
99 - Rétablissement de la règle des dix ans comme critère de régularisation.
100 - Régularisation des sans-papiers à partir de critères fondés sur la durée de présence en France, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail.

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samedi 24 février 2007

L'EQUIPE DU "PACTE PRESIDENTIEL" DE SEGOLENE ROYAL

Hier, jeudi 22 février, Ségolène Royal a annoncé la nomination d’une “équipe du Pacte présidentiel” qui compte, entre autres, Lionel Jospin, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Edith Cresson, Henri Emmanuelli, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, Martine Aubry et Yvette Roudy.


Au lendemain de cette annonce, Ségolène Royal s’est déclarée “heureuse” de l’arrivée de Lionel Jospin dans son équipe de campagne, qui est désormais selon elle “la meilleure équipe composée à la fois de personnalités expérimentées et d’une nouvelle génération”.


A propos du rôle de Lionel Jospin, Ségolène Royal a déclaré : ” Il va prendre la parole, faire des réunions publiques pour expliquer le sens de ce nouveau contrat présidentiel que je propose aux Français, et j’en suis vraiment très honorée”. “C’est à lui de définir son rôle, vous savez, moi, je suis extrêmement respectueuse des itinéraires des uns et des autres, des engagements des uns et des autres”, a-t-elle expliqué, précisant que Lionel Jospin, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn vont animer des réunions.


Dans cette nouvelle phase, j’ai besoin de tout le monde et en même temps je respecte la façon dont chacun a envie de s’impliquer et la forme que cela peut prendre”.


“Mon objectif est de rassembler les socialistes, toute la gauche”, a-t-elle ajouté. “Je veux rassembler au-delà de la gauche tous ceux qui ont envie que ça change”.

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dimanche 18 février 2007

FAUT-IL TAXER LES FRANÇAIS EXPATRIÉS ?

Voilà, c'est dit, Ségolène Royal ne partage pas la vision de DSK qui voulait nous faire payer des impôts en France en plus des impôts que nous payons déjà dans notre pays de résidence...

Merci à Pierre-Yves Le Borgn', «mandataire de Ségolène Royal pour les Français de l'étranger», qui fait la mise au point suivante :

«Ségolène Royal (a) fait savoir qu'elle n'entendait en rien reprendre dans son Pacte présidentiel la proposition faite par DSK (...) Tout le monde n'est pas Johnny Hallyday ! Ce genre de cliché sur la prétendue richesse de nos compatriotes hors de France et leurs fuites fiscales heurte les centaines de milliers de familles qui paient dûment leurs impôts dans leur pays de résidence et y vivent parfois difficilement. J'ajoute que (cette) mesure (...) aurait été parfaitement illégale en droit communautaire et contraire aussi à toutes les conventions fiscales bilatérales dont la France est partie.»

Cette malencontreuse proposition aura au moins eu le mérite de redonner voix aux français de l'étranger qui commencent à prendre du poids dans cette campagne!

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dimanche 11 février 2007

100 PROPOSITIONS de ségolène Royal pour son pacte présidentiel

Le 11 janvier Ségolène Royal présentait aux français les grandes orientations de son projet présidentiel ainsi qu'une synthèse des débats participatifs organisés dans toute la France.

Cliquez sur le titre pour accéder au PACTE PRESIDENTIEL de Ségolène Royal et à ses 100 propositions "pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité".

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samedi 10 février 2007

EXPATRIES, Ségolène Royale vous parle

Notre candidate à la présidentielle non plus n’oublie pas ses concitoyens porte-parole de la France dans le monde. Voici la lettre qu’a adressée Ségolène Royal aux Français de l'étranger dans sa profession de foi adressée aux membres du PS avant l'investiture.

"Paris le 24 octobre 2006

Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.

Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie.La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.

Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons-lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!

A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.

L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger.
La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.

Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations.
Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.

Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale.
Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.

Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.

Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité.

Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.

A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre cœur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.

Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage.

Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.
Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction européenne sur les rails."

Ségolène ROYAL

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samedi 20 janvier 2007

L'école - Ce qu'elle dit sur ....

« Tout se tient : emploi, sécurités, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006



«  La gauche est seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006



« A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés. »

(…)

 « De toutes les perspectives exigeantes qu’il [le projet socialiste] ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions (…) :

Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements.

La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement. »
Devoir de victoire, Profession de foi, candidature à l’investitude du Parti socialiste, 11 octobre 2006


« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales»

S’il est un domaine où le déni de réalité ne passe plus, c’est bien l’école :

« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Le scandale n’est pas de le dire mais de laisser faire. Il faut donc poser sans hypocrisie la question de l’égalité réelle et de la qualité de l’offre scolaire sur tout le territoire. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006 


La carte scolaire, instituée en 1963, ne garantit plus la mixité sociale :

« Depuis 50 ans, les choses ont beaucoup changé. (…) Aujourd’hui, la carte scolaire a créé un résultat qui est à l’inverse de celui qui était recherché lorsqu’elle a été créée et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Quand on est à gauche, l’objectif n’est pas de réduire les libertés ; c’est se dire que si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi est-ce que ça ne serait pas le cas pour tous les Français ? C’est ça être socialiste, c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors que c’est bien pour certains. »
Les 4 vérités, sur France 2, 7 septembre 2006


Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) sont loin d’avoir répondu aux attentes :

« Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Les politiques de droite ont aggravé les choses, mais la gauche ne peut se contenter d’en revenir à la situation antérieure. (…) Les effets stigmatisant du classement en ZEP ne l’emportent-ils pas, de nos jours, sur les bénéfices d’une démarche qui fut novatrice, a fortiori si on ne donne pas aux établissements les moyens de l’excellence scolaire ? »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Emploi, famille, école, logement, tout se tient :

« L’injustice la plus insupportable, c’est celle qui oppose ceux qui maîtrisent leur destin, qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont réussir à l’école, avoir un métier, un logement et donc pouvoir choisir leur vie ; et puis les autres, tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillés par la précarité et qui ne maîtrisent plus leur vie, qui ne savent même plus quelles valeurs ils ont la possibilité de transmettre à leurs enfants. Le plein emploi, la lutte contre la précarité, la sécurité des salaires, la réussite à l’école sont au cœur du projet des socialistes. Car des parents précaires, c’est toute la famille qui est déstabilisée et c’est le sens de l’effort scolaire qui est perdu. Emploi, famille, école, logement, tout se tient ; et si un maillon vient à manquer, c’est tout l’édifice qui est fragilisé. »
Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, 20 août 2006


« La révolution scolaire, nous la ferons ! »
(Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)


Il faut investir massivement là où c’est nécessaire :

« Je suis favorable, pour les établissements où se concentrent les difficultés sociales et scolaires, à une réduction du nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, années décisives pour la réussite ultérieure des apprentissages. Si le gain de performance scolaire est attesté à partir de 17, c’est le seuil à retenir. On peut répondre de plusieurs manières à la difficulté budgétaire, mais je crois l’enjeu trop important pour ne pas prendre les moyens d’améliorer l’efficacité et la justice de notre système scolaire. C’est un investissement pour l’avenir. Je crois aussi qu’il faut évaluer attentivement les résultats de ce qu’on met en place, répartir plus équitablement l’offre d’excellence, donner plus de liberté aux établissements pour s’organiser et innover, soutenir énergiquement les plus en difficulté. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Mettre plus de moyens sur l’école primaire :

« Il faut surtout qu'ils [les élèves] arrivent au collège en sachant  correctement lire, écrire et compter. Donc l'enjeu, c'est ce qui se passe avant le collège, c'est-à-dire non seulement dans la pré scolarisation et vous savez que nous allons non seulement faire un service public de la petite enfance, c'est-à-dire améliorer la maîtrise du langage, que nous allons rendre l'école obligatoire à partir de l'âge de trois ans parce qu'on observe avec le recul des moyens réalisés depuis que la droite est au pouvoir, aujourd'hui, un certain nombre d'enfants âgés de trois ans ne sont plus inscrits à l'école faute de moyens dans les écoles. »
RTL-LCI - Le Grand Jury 12 novembre


Desserrer les contraintes de la carte scolaire, c’est rétablir l’égalité républicaine :

« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à-dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. »
Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006


Le service public de l’éducation doit accompagner efficacement les élèves, depuis le plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire :

« Le projet socialiste propose la création d’un service public de la petite enfance et la scolarisation à 3 ans. Contre la marchandisation, il affirme la responsabilité du secteur public en matière d’accompagnement individualisé et de soutien scolaire gratuit. Il souligne la nécessité d’une meilleure transition entre le primaire et le collège. Je crois, pour ma part, que le passage instantané, en 6ème, du maître unique à une dizaine de professeurs perturbe certains élèves, qui peinent à trouver leurs marques dans une organisation scolaire trop précocement calquée sur le lycée. Il faudra donc expérimenter des transitions »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


« Un soutien scolaire gratuit » pourrait être assuré par des étudiants, « moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


Pour que le respect soit restauré à l’école, les enseignants devront être mieux préparés et mieux épaulés :

« Il est indispensable de mieux préparer les jeunes enseignants à leur métier, de veiller à ne pas les affecter dans les établissements les plus difficiles au début de leur carrière et de les aider, par la formation continue, à renouveler leurs pratiques pédagogiques. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir


« Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


« Sur la base du volontariat et avec les compensations financières nécessaires, il faudra pouvoir expérimenter, par exemple, la présence d’un second adulte dans les classes où les professeurs en ressentent le besoin. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Il faut encourager une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant :

« Que ce soit parce que l’école n’est pas un lieu facilement accessible aux parents, ou parce qu’ils ne perçoivent pas l’importance de leur implication, nombre de parents n’accompagnent pas suffisamment les efforts de l’équipe éducative dans la scolarité de leur enfant. C’est pourtant une des clés de la réussite. Le sujet est au coeur de nombreuses expériences, notamment dans les ZEP : il faut recenser les pratiques innovantes et efficaces et en assurer la généralisation afin que, de façon cohérente et complémentaire, familles et enseignants contribuent à la réussite des élèves. Il faut réinstaurer le dialogue là où il fait défaut. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir


« Tout cela doit être discuté avec les différentes composantes de la communauté éducative et non imposé d’en haut. Bien des évolutions sont possibles si l’on prend le temps de l’écoute et d’un diagnostic partagé pour hiérarchiser ensemble les priorités. Une fois le cap fixé, je veillerai à ce qu’il soit tenu. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Pour une véritable révolution scolaire :

« Quand on écoute les gens qu’est-ce qu’ils nous disent ? Ils nous disent que la principale inégalité est dans l’éducation. Il y a les familles qui peuvent faire aider leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas, et des parents qui eux-mêmes n’ont pas réussi à l’école, et qui parfois n’arrivent plus à aider les enfants à partir de la classe de 6ème. Le matin, l’enfant se fait « disputer » mais à la maison il n’a pas eu les moyens. Heureusement il y a beaucoup d’associations qui se mettent en place mais moi je considère que la vraie révolution scolaire c’est de faire en sorte que tous les enfants qui en ont besoin aient du soutien scolaire gratuit pour arriver le matin en ayant fait leurs devoirs et leurs leçons. C’est ça la révolution scolaire. (…)

Parce que l’échec scolaire, il vient d’où ? Il vient de l’insuffisante présence des adultes référents dans les écoles qui se sont encore plus aggravé avec la suppression des aides-éducateurs. Et donc tous ce travail là, il fera remettre l’école débout parce que l’école de la République, c’est ce à quoi nous tenons le plus. (…)

Si il est correctement éduqué à l’école, si il sort du système scolaire en maîtrisant les outils de base, à ce moment là vous imaginez les coûts sociaux que l’on peut diminuer, vous imaginez les avantages en terme de qualité de vie, de soucis en moins, de progression de la société française. Ces priorités là sont au cœur du projet socialiste, et du projet tout court parce que je pense que sur un certain nombre de valeurs beaucoup de citoyens et de citoyennes peuvent se retrouver au-delà des clivages politiques. »
Discours à Villeurbanne, 9 mai 2006


« A l’école aussi, c’est de juste autorité qu’on a besoin »

« A l’école aussi, c’est de juste autorité qu’on a besoin. Ni de laxisme ni d’autoritarisme mais de missions clairement refondées, sans confusion des rôles, de règles justes qui s’imposent aux adultes comme aux élèves, de preuves données que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, que le travail, l’effort, le mérite sont récompensés et chacun individuellement épaulé pour qu’aucun élève ne vive sa scolarité comme un ennui ou une souffrance, ce qui est le cas d’un grand nombre d’entre eux, au grand découragement d’enseignants qui se sentent souvent plus livrés à eux-mêmes qu’efficacement aidés. Cette autorité-là, appuyée sur un ordre scolaire vécu par tous comme juste, est la meilleure prévention des violences à l’école et des ressentiments qui explosent à l’improviste. Plutôt que des policiers dans les établissements et l’apprentissage à 14 ans, ce que j’ai constaté dans les collèges lorsque j’étais Ministre de l’Enseignement scolaire et que je constate aujourd’hui dans les lycées de ma région, c’est l’importance, pour réussir, d’équipes pédagogiques soudées et motivées, au clair sur leur projet et cohérentes dans leurs relations avec les élèves. »
Discours à Rodez, 12 mai 2006


« Je crois, moi, possible et nécessaire de soutenir plus efficacement la réussite scolaire des enfants dont les conditions de vie sont les plus difficiles en logeant plus correctement leurs familles, en réduisant là où c’est utile le nombre d’enfants par classe de CP et de CE1 pour donner dès le départ le goût d’apprendre et les habitudes de travail qui permettront de suivre à l’école, en organisant des études gratuites après les cours où chacun pourra faire ses devoirs et apprendre ses leçons avant de rentrer chez lui, en mettant en place des internats-relais pour les élèves qui en ont besoin. »
Discours à Rodez, 12 mai 2006



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RENCONTRE AVEC MIGUEL SEBASTIÁN OUVERTE A TOUS LES FRANÇAIS

UNE RENCONTRE AVEC MIGUEL SEBASTIÁN ORGANISÉE PAR LA SECTION DU PARTI SOCIALISTE DE MADRID ET OUVERTE A TOUT LE MONDE AURA LIEU LE 2 MAI À 19 HEURES AU CAFÉ MAHON PLAZA DEL 2 DE MAYO, 4

GRAND CONCERT DE SOUTIENT A S. ROYAL A CHARLETY

Grand concert de soutien à Ségolène ROYAL à CHARLETY, le 1er mai (17h00)(Ouverture des portes à 15h00) Le 1er mai nous avons le plaisir de t'inviter à participer à un grand concert de soutien à notre candidate, Ségolène ROYAL au stade Charlety. Outre Bénabar, Cali, Michel Delpech, Leny Escudero, Indochine, Rachida Khalil, Kéry James, Mokobé, Renaud, Sanseverino, Tikenjah, ont également donné leur accord pour se produire lors de ce concert: Yannick NOAH, La Grande Sophie, les Têtes Raides, Olivia RUIZ, Moustaki, Alain LLORCA de Gold....Cette liste n'est pas exhaustive. Au cours du concert, Ségolène ROYAL prendra la parole.

Déclaration de J.L.R. Zapatero - Dimanche 15 avril

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero "ressent une grande empathie politique pour la candidate socialiste" Ségolène Royal.
M. Zapatero apportera personnellement son soutien à Mme Royal en assistant à un meeting de la candidate prévu le 19 avril à Toulouse. Il l'avait reçue à Madrid en septembre, à une époque où elle n'était pas encore la candidate officielle du PS.
"J'aime son programme et je crois que sa prédisposition à se maintenir à l'écoute est exemplaire. Mais, en plus, il me semble décisif qu'une femme soit pour la première fois dans les conditions d'accéder à la présidence de la République française.C'est un pas en avant très important pour l'amélioration de la condition de la femme à travers le monde et cela apporte une image de rénovation qui peut être très importante pour la France et pour toute l'Europe.
Cette campagne, de mon point de vue, a des caractéristiques qui la rendent particulièrement attractive.
L'Europe a besoin de la France pour continuer à avancer dans son projet et il est logique que dans toute l'Union européenne, ce processus électoral suscite une grande attente à un moment particulièrement important pour le projet européen".
Bonjour, Il peut vous sembler étrange de ne pas organiser de débat participatifs à Madrid, mais il est relativement compliqué de toucher le collectif des français de l'étranger à Madrid. Les français à Madrid s'intégrent relativement bien dans le tissu Madrilène et contrairement à d'autres pays nos compatriotes n'ont pas la nécessité de se regrouper. Il n'en reste pas moins que le comité de campagne de Ségolène Royal à Madrid est à votre disposition et est joignable à l'adresse de courrier électronique: segolene2007madrid@yahoo.fr Dans les prochaines semaines jusqu'aux élections certains évènements sont prévus et nous vous en tiendrons informés. Merci de nous contacter.
Conformément à la loi Française ce site ne sera pas actualisé entre Samedi 00h00 et Lundi 00h00. Ceci est le dernier message affiché sur le site durant cette suspension.

Votez Ségolène Royal dès le 1er tour !

COMMENT VOTER POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE


(22 avril et 6 mai 2007 de 8h00 à 18h00)


Pour l’élection présidentielle de 2007, les électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire de Madrid pourront, selon leur lieu de résidence, voter dans les bureaux qui leur ont été indiqués dans la lettre circulaire en cours de diffusion, à savoir :
  • A Madrid , dans l’un des quatre bureaux qui seront ouverts dans les locaux du Consulat général, 10 Calle Marques de la Ensenada, 28004, métro Colòn (Tél. 91 700 7800)
  • A Alicante, dans les locaux de l’Antenne consulaire, Calle Arquitecto Morell, 8 - 03003, Alicante (Tél. 96 592 1836) ;
  • A Santa Cruz de Tenerife, dans les locaux de l’Agence consulaire, Calle Punta de la Vista, 3 - 1°, Cuevas Blancas, 38111 Santa Cruz de Tenerife (Tél. 92 223 2710) ;
  • A Valence, dans les locaux de l’Antenne consulaire, Calle Cronista Carreres, 11, 1-A, 46003 Valencia (Tél. 96 351 0359).
  • Et les nouveaux bureaux créés cette année

ATTENTION, vous ne pourrez voter que dans le bureau de vote dans lequel vous êtes inscrit